19/05/2010

Les candidat(e)s du Front Des Gauches - Liste 18.

FRONT DES GAUCHES

Les candidat(e)s de la région du Centre à La Chambre - Circonscription de Hainaut

 

EFFECTIFS:

1 - CAUDRON Céline

2 - MANSY Stéphane

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3 - DE NOEL Elisa

4 - DACHE Gustave

5 - INVERNIZZI Sandra

6 - BAGUET Sandro

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7 - RARY Stéphanie

8 - GOSSELAIN Léon

9 - NARDELLA Lucie

10 - GONSETTE Jean-François

11 - DUPONT Frédérique

12 - DELOBEL Robin

13 - BLAZE Veronique

14 - DEWILLE Freddy

15 - MICHEL Françoise

16 - DELCROS Stéphane

17 - VANDEMAELE Nicole

18 - EL KHODARI Aziz

19 - MATHIEU Freddy

SUPPLEANTS:

1 - MORTELETTE Olivier

2 - FICHEFET Charlotte

3 - DUSAUSSOIS Benjamin

4 - ROZZA Nathalie

5 - CASTERMAN Martine

6 - KEMPENEERS Jean-Marie

7 - MICHIELS Jeanne

8 - DEVLIEGER Nathalie

9 - SNOECK Gilles

10 - VANDENBERGHEN Annie

11 - HENRY André


 

Les candidat(e)s - Sénat.

FRONT DES GAUCHES

EFFECTIFS:

1 - TANGRE Robert

2 - PAGNOULLE Christine

3 - CROES Nicolas

4 - DEHAEN Michèle

5 - STEENHOUDT Ingrid

6 - HUCORNE Michel

7 - DEVOS Michel

8 - MASY Lucie

9 - MALARME Boris

10 - BECQ Antoinette

11 - MEURANT Floriane

12 - DUCHATEAU Dominique

13 - VOSSEN Germain

14 - EL BOUREZGUI Malika

15 - TOUSSAINT Eric

SUPPLEANTS:

1 - TANURO Daniel

2 - DEMETS Linda

3 - DANDRIFOSSE Jean-Claude

4 - LÉOTARD Marc

5 - MARCUS Paul

6 - CHRISTELBACH Marie

7 - GOOSSENS Vicky

8 - LACROIX Wendy

9 - COUTEAU Marcel

 

 

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«Tous ensemble contre leurs crises!»

FRONT DES GAUCHES

«Tous ensemble contre leurs crises!»

00000Le « Front des Gauches » refuse que les crises — financière, sociale, politique, écologique — soient payées par les victimes et non par les véritables responsables capitalistes: patrons, financiers et gouvernements. C’est une justice sociale, écologique et fiscale que nous défendons « Tous ensemble » ! Nous voulons répondre aux vrais problèmes: licenciements, chômage, exclusions, précarité, racisme, discriminations, dégradation de l’environnement, guerres, harcèlement communautaire… Devant le risque de l’abstention ou du vote d’extrême droite, le « Front des Gauches » présente une véritable alternative de gauche et d'opposition radicale à un système fondamentalement injuste. Une alternative porteuse de changements véritables face aux partis institutionnels qui gèrent la crise sans remettre en cause ce système.

Afin de proposer une autre logique que celle de la course au profit, le «Front des Gauches» vient de voir le jour. Il rassemble des militants syndicaux ou associatifs et six organisations de gauche radicale : le Parti Communiste (PC), le Parti Socialiste de Lutte (PSL-LSP), la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), le Parti Humaniste (PH), le Comité pour une Autre Politique (CAP) et Vélorution.


I. DEFENDONS LE DROIT A L'EMPLOI, PAS LES PROFITS!

Chaque jour, 350 emplois sont supprimés en Belgique au nom de la course aux profits. Plus de 700.000 personnes sont sans emploi (dont plus d’un jeune sur quatre). La précarité du travail augmente. Les recours aux contrats à durée déterminée, au temps partiel et aux intérims se multiplient.

• Stop aux licenciements et aux emplois précaires
• Stop aux sanctions contre les sans emploi.
• Travailler moins pour travailler toutes et tous : réduction du temps de travail, sans perte de salaire, sans augmentation des cadences et avec embauche compensatoire.

II. REDISTRIBUONS LES RICHESSES: SECURITE D' EXISTENCE POUR TOUTES ET TOUS!

La moitié de la richesse produite par les travailleurs repart directement dans la poche des capitalistes. En conséquence, triste record, 17% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Dans le même temps, 16 à 20 milliards d’euros d’impôts ne sont pas perçus chaque année et plus de 9 milliards d’euros de diminutions de cotisations patronales sont accordées sans aucune contrepartie.

• Pour une augmentation des salaires ; pour des minima sociaux au-dessus du seuil de pauvreté ; individualisation des droits sociaux.
• Pour une pension légale correspondant à 75% du salaire des 5 meilleures années.
• Stop à l'écart salarial hommes/femmes (actuellement de 20 à 30 %).
• Stop aux intérêts notionnels et baisse des cotisations patronales.
• Levée du secret bancaire; taxe sur les revenus du capital et de la spéculation ; impôt sur les grosses fortunes; plus grande progressivité de l'impôt.

III. SOLIDARITE ENTRE LES TRAVAILLEURS/EUSES, CONTRE LA POLITIQUE DU DIVISER POUR MIEUX REGNER

La solidarité entre tous les travailleurs, flamands et francophones, jeunes et pensionnés, belges et immigrés, avec ou sans papiers, est essentielle pour protéger nos conquêtes sociales et en arracher de nouvelles.

• Stop aux discriminations sexistes, racistes et homophobes; régularisation des sans-papiers
• Non à la scission de la sécurité sociale, du droit du travail et des conventions collectives
• Stop aux surenchères communautaires, aux dérives populistes et xénophobes
• Oui au respect des droits démocratiques et culturels des minorités

IV. POUR UNE SOCIETE SOLIDAIRE: DEFENDONS ET ETENDONS LES SERVICES PUBLICS

Les services publics constituent un outil de solidarité et de bien-être collectif essentiel. Or, leurs privatisations et libéralisations creusent davantage encore les inégalités sociales, voire menacent notre sécurité (accidents SNCB). Nous voulons stopper cette logique.

• Stop à l'austérité, à la réduction des budgets sociaux et des investissements publics
• Oui au développement de services 100% publics de qualité. Stop aux privatisations (Poste, SNCB,...); embauches massives dans ces secteurs
• Stop à la commercialisation des soins.
• Plus de moyens publics pour l'enseignement: 7% du PIB
• Non à la privatisation de l'espace public et culturel

V. CHANGEONS LE SYSTEME POUR SAUVER NOTRE ENVIRONNEMENT, SOLIDARITE AVEC LES GENERATIONS FUTURES

La logique de profit à court terme conduit notre planète au bord du gouffre. Pour sauvegarder l’environnement ET résoudre la crise sociale, il faut remettre en cause radicalement ce système économique basé sur la concurrence pour le profit et le mythe de la croissance. Nous voulons une écologie qui ne se moule pas dans le capitalisme mais au contraire qui nous sorte de sa logique mortifère.

• Stop aux gaspillages capitalistes et à la croissance productiviste: priorité aux besoins sociaux et au développement humain
• Oui à une relocalisation démocratiquement planifiée de l'économie
• Oui à la réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 (par rapport à 1990 dans les pays industrialisés), rejet total des crédits et marché de carbone
• Oui à la mise sous contrôle public du secteur de l'énergie (gaz et électricité) pour garantir la sortie rapide du nucléaire et la transition vers l'utilisation intégrale d'énergies renouvelables
• Mise en place d'une planification démocratiquement élaborée pour réduire la consommation énergétique
• Extension, gratuité et amélioration des transports publics
• Pour un plan public fédéral de construction, d'isolation et de rénovation du logement (en priorité social)

VI. ROMPONS AVEC L'EUROPE DU CAPITAL: POUR UNE EUROPE DES TRAVAILLEURS/EUSES

L'Europe ultralibérale est une « arme de destruction massive de nos conquêtes sociales ». Avec la complicité des dirigeants nationaux, l’UE est aujourd’hui le cheval de Troie du capitalisme à travers lequel on tente de détruire les services publics, d’affaiblir les droits sociaux, et de déréguler toute l’économie.

• Non à l'Europe du Traité de Lisbonne, du Pacte de stabilité, des accords de Schengen...
• Suppression des paradis fiscaux européens
• Solidarité avec les luttes des travailleurs en Grèce et partout en Europe: non aux diktats de l'UE, du FMI et des marchés financiers
• Oui à une autre Europe, source de prospérité collective, de paix, de respect des libertés démocratiques et de transition écologique.

VII. SOLIDARITE INTERNATIONALE ET DESARMEMENT

En 2008, 1.464 milliards de dollars ont été dépensés au niveau mondial dans les budgets militaires, soit 2,4 % du PNB mondial. Avec moins de 10% de ces budgets, nous pouvons résoudre le problème de la faim dans le monde. Nous voulons rompre avec la logique guerrière qui prévaut aujourd’hui et entamer une véritable politique de solidarité internationale.

• Non à la guerre et à l'OTAN; retrait immédiat des troupes belges d'Afghanistan;
• Réduction des dépenses militaires
• Solidarité avec les peuples en lutte contre l'oppression et pour les droits démocratiques, comme le peuple palestinien
• Annulation inconditionnelle de la dette des pays du Tiers-Monde

17:25 Écrit par Communiste, c'est mon parti ! dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/05/2010

1er mai d'ici et d'ailleurs...

Liège

Nous étions 500 à défiler dans les rues de Liège pour dire "Ne payons pas leur crise !". Discours de Pierre Eyben, Place St Paul.

 

La Louvière

11Pas mal de monde, ce samedi "fête des travailleurs", pour débattre avec Elisabeth Augustyn – déléguée SETCa Lidl, Rosaria Messina – déléguée SETCa Carrefour, Freddy Bouchez – Droits Devant, Geert Goderis - Médecin, Robert Tangre – Secours Populaire Wallonie/Bruxelles et Paul Trigalet –Solidarités nouvelles. Stéphane Mansy (Parti Communiste) était à la modération. Une causerie chaleureuse, militante et revendicative.

Reportage ici: http://sites.google.com/site/clubachillechavee/1er-mai-au...

 

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15/03/2010

Jean Ferrat parvient au bout de son âge

ferratLa chanson française perd le dernier de ses Mohicans, un vieux Peau-Rouge qui n'a jamais, pour paraphraser le poète Chavée, marché à la file indienne. Chagrin et détresse. 

  Jean Ferrat parvient au bout de son âge

Au bout de mon âge / Qu'aurais-je trouvé ? / Vivre est un village / Où j'ai mal rêvé (Louis Aragon, chanté par Ferrat)

Un châtaignier, le dernier grand, le tout dernier de haute futaie, vient de rendre l'âme. Cette fois, l'ère des grands arbres de la Chanson française est révolue. Grande voix, bel auteur, belle gueule, insoumis impénitent, moustaches considérables, le grand Jean des sources, l'Ardêchois est mort. On reste hébété, la gorge nouée, un douloureux pincement au coeur. Cent chansons nous viennent aux lèvres. Ce répertoire nous habitait. Nous habite. Un arbre s'absente, la forêt nous paraît décimée. 

Il est, avec Brassens, Ferré, Brel, une des griffes magistrales de la Chanson française. Comme ses glorieux pairs, c'est un type à caractère, un amoureux du texte, un genre d'homme intraitable, un type à part. Aimé de la foule dans laquelle il a contribué à répandre la poésie, il est peu prisé des instances et des censeurs du tube cathodique qu'il incommode et indispose avec ses coups de gueule et ses prises de position.  Ceci ne l'empêche pas de culminer. Son très récent "best of" en trois albums l'atteste : Ferrat cartonne. Il s'est établi dans une sorte de clandestinité dorée : il n'est entendu que de ceux qui désirent l'entendre. Un "public privé" considérable. Plébiscite ! Ferrat est en mille salons, sur cent mille lecteurs. Il crache le feu et sème la tendresse d'une voix de crooner sublime. La foule en redemande. A la foule, ses goûts les plus ancrés, ses indéfectibles prédilections, les ondes ne les commandent pas. Et Ferrat est une de ses voix monumentales. Il a quelque chose d'un flambeau, sa place est faite malgré les obstacles et les pépères de la rétention qui sévissent au royaume frelaté des ondes. Ferrat est passé, sans négociations, sans accommodements, au travers des mailles du filet. Contre vents (des mauvais) et marées (souvent pestilentielles). A cela, on ajoutera que Ferrat n'avait pas le goût de courtiser, même son public. Il s'était depuis des lustres rangé des tréteaux. On ne le voyait que très rarement sur le petit écran, trop petit sans doute pour la stature hors normes du chanteur. Il n'avait pas non plus la manie de se répandre en interviews. Ferrat ne s'est, somme toute, acquitté que d'une seule obligation envers son public : lui prodiguer de belles chansons. Cela suffisait à son bonheur, semble-t-il.    

C'est un personnage, une fameuse paire de moustaches. C'est quelqu'un que j'ai aimé, adopté d'emblée, à la première écoute. Mon premier titre, c'était "Berceuse". "Dors petit homme, / dors, petit frère". C'est le premier titre que j'ai découvert de lui, sur un 33 tours. C'était "Berceuse" et, surtout, titre qui m'avait conquis par son élégance sublime "Jevous aime".  J'étais adolescent. J'ai pensé : "Merde, quelle voix ! C'est sublime !". Tout m'a agréé, ravi : la voix basse et superbe, flexible, la belle mélodie et ces textes chantés si inédits, audacieux et distingués". Il est devenu un de mes favoris. J'ai tout reçu : ses exaltations, ses espérances, ses exécrations, ses colères. Même quand je n'approuvais pas totalement, je ne me désolidarisais pas. Il faut laisser un peu de latitude à ceux qui nous apportent tant. Ferrat est rare, dans toutes les acceptions du terme. Au final, il y a toujours un air de Ferrat qui me trotte dans la tête. Ma fidélité lointaine et anonyme n'a pas connu de baisse d'intensité. Cents chansons me montent aux lèvres, dans un grand désordre. Chants d'amour, de lumière, d'humeur, de révolte, de fête, d'humour. Je lui rends hommage ainsi, en notant, au fil du clavier, les chansons qui me viennent spontanément à l'esprit. Une façon de veiller, d'égrener mon très profane chapelet de gratitude. Deux Enfants au soleil, Nuit et brouillard, Je ne suis qu'un cri, C'est beau la vie, Un air de liberté, Une femme honnête (c'est un titre d'une conception tout à fait hilarante), Le Sabre et le goupillon, La Commune, Ma Môme, Le Bruit des bottes, Maria, Vipères lubriques, J'aurais seulement voulu, Aimer à perdre la raison, Les Tournesols, Mourir au soleil, L'Embellie, Pauvres petits cons, Dans la jungle ou dans le zoo, Bicentenaire, Cuba si, Je vous aime (j'adore la grâce érotique de cette chanson), Ma France, Pauvre Boris, Devine, Sacré Félicien, Devine, Viens mon frelot, La Complainte de Pablo Neruda, C'est toujours la première fois, A la une, Nous dormirons ensemble, Potemkine, Mis à part, Sacré Félicien, Les Belles Etrangères, Et pour l'exemple, Le Fantôme, L'Amour est cerise, Nul ne guérit de son enfance, Nous dormirons ensemble, J'arrive où je suis étranger... Dans les derniers deuils que j'ai vécus, somptueusement chanté et mis en musique par Ferrat, ce poème d'Aragon m'habitait :

Rien n'est précaire comme vivre

Rien comme être n'est passager

C'est un peu fondre pour le givre

Et pour le vent être léger

J'arrive où je suis étranger


Et Chambres d'un moment. Et "Odeurs des myrtils"/ dans les grands paniers,/ que demeure-t-il / de nous au grenier ? Tout ce dernier album que Ferrat consacrait à Aragon me plaît énormément. Et Carco, Chagall et Pablo mon ami. Oui, quelque chose de ma vie tourne au manège de ces chansons-là. Ces perles me reviennent en cascades, en torrents comme dévalant La Montagne. Belles éclaboussures de lumière, lucioles dans la nuit, étoiles sonores qu'on suspend à son oreille. Il y a tout ça, et ce qui ne me revient pas immédiatement à l'esprit, il y a ce trésor, cet énorme répertoire à l'ombre duquel s'asseoir et écouter. Rien de cela n'est perdu. J'aurai plus tard, de cela, une conviction plus intime, plus entière car ce soir je suis égaré dans l'obscurité du deuil. J'ai perdu un ami de plus de trente ans. Ma peine est profonde. On ne peut pas dire plus simplement, plus nûment les choses. 

Denys - Louis Colaux

Les visiteurs qui le souhaitent peuvent lire l'article que j'ai consacré à Ferrat en mars 2006 en consultant l'article à cette adresse :

http://users.skynet.be/club.achille.chavee/ferrat.htm  

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05/03/2010

Anvers: mobilisation antifa !


Le jeudi 4 mars se déroulait à Anvers, une manifestation antifasciste contre le rassemblement annuel du NSV / Nationalistische Studentenvereniging /cercle des étudiants nationalistes ( voir ici l'enquête de Résistances: http://www.resistances.be/nsv30ans.html). Dziga, militant antifa carolo de l'Antifascist Collective Action / ACA était dans cette foule . Interview....

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Alors ? Comment juges-tu la manifestation antifasciste d'hier à Anvers ?

Dziga: Une bonne mobilisation, il faut rappeler que c'était un jeudi soir, je pense qu'il y avait entre 700 à 800 personnes..

C'était avant tout une manifestation en réaction à celle organisée par le NSV. Cela s'est passé calmement, il n'y a pas eu de confrontation car les deux manifs se passaient à plusieurs kilomètres d'écart.

On peut qualifier la manifestation de réussie. A noter, le grand nombre de signes de sympathie de la part des gens qui nous saluaient au moment où nous retournions vers la gare (les gens dans les cafés, le patron d'un night shop sur le pas de sa porte qui nous remercie chaleureusement etc...)

Comment s'est -elle déroulée ?

Dziga: Tout d'abord, arrivée à la gare de Berchem. Nous n'étions donc pas dans le centre mais dans une commune de la périphérie d'Anvers. Le temps que tout le monde arrive et le cortège démarre. Le trajet s'est déroulé dans les quartiers populaires ce qui était voulu par les organisateurs, comme le PSL, qui souhaitaient par la même occasion rencontrer et discuter avec la population de leur lutte anti-fasciste.

Ces habitants sont directement concernés, étant donné qu'une grande partie est d'origine immigrée et donc potentiellement cible et victime des actions de mouvements d'extrême-droite .

Tensions avec les nazis ? Avec la police ?

Dziga: Pas de nazis à l'horizon comme j'ai dit plus haut. Par contre, la police était clairement présente, pas besoin de sortir leur attirail de robocop mais le cortège était entouré par des policiers à vélo et quelques combis.

Mais, ce sont bien les policiers en civil qui étaient très nombreux, essayant de manière peu convaincante de se dissimuler dans le cortège. Ils ont même été jusqu'à porter des chasubles du service de sécu de la manif, mais même avec des autocollants sur leurs vestes, on ne peut pas dire qu'ils soient passés inaperçus. Un petit groupe d'anarchistes s'est fait arrêter en début de manif parce qu'ils se cachaient le visage (sans doute la police avait-elle besoin de faire du chiffre, parce qu'il n'y a eu aucune échauffourée).

Nous avons été allègrement filmés par une équipe vidéo de la police qui pourrait faire jalouser les équipes de l'émission "Enquêtes". Bref, nous étions bien gardés l'air de rien. Pour repartir chez nous, un autre comité en bleu nous attendait à la gare pour s'assurer que nous rentrions bien dans nos villes respectives, impossible d'essayer de se rendre sur les lieux de la manifestation adverse.

Il y avait des francophones dans les rangs antifascistes ?

Dziga: Oui, on peut dire qu'il y vraiment eu une solidarité à ce niveau là. J'ai discuté avec des gens de La Louvière, Mons, Charleroi, Liège,..

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03/03/2010

Tsunami social chez Carrefour

Communiqué du Parti Communiste
 

ceinture« Le temps de l'action est venu ». C’est en ces termes que le Suédois Lars Olofsson, directeur général de Carrefour, ancien numéro deux de Nestlé, a annoncé la liquidation de milliers d’emplois en Belgique. Et il a agi.  La multinationale française a  décidé la fermeture de 14 hypermarchés et 7 supermarchés en. Sept autres supermarchés situés en Flandre seront franchisés, tandis qu’en Wallonie, 3 hypers et 17 supermarchés devraient être cédés au plus offrant.  De nouvelles pressions seront exercées sur les fournisseurs et les sous-traitants. Carrefour a encore annoncé que le siège central du groupe allait être filialisé. En clair, le personnel devrait changer de commission paritaire avec blocage salarial à la clé.

Premier groupe européen du secteur, second au niveau mondial et neuvième
employeur privé de la planète, géré par des financiers américains et français, Carrefour  n’en est pas à son premier tsunami social, en France ou sur les cinq continents. Carrefour Belgique avait déjà procédé à une restructuration en 2007, en supprimant 900 emplois et en fermant 16 magasins GB… Au même moment, le distributeur annonce qu’il va s’implanter dans plusieurs pays des Balkans.

Ce sont là des étapes dans le vaste plan amorcé dès sa prise de fonction le 1er janvier 2009 par Lars Olofsson. Il s’agissait, disait-il à l’époque, de réaliser d’ici à 2012 de l’ordre de 4,5 milliards d’euros d’économies dont 3,1 milliards sur les « frais de fonctionnement ».

La direction a scandaleusement rejeté la responsabilité de cet énorme gâchis social sur le personnel – trop « coûteux » ! - et les syndicats – trop « intransigeants » ! Cela, alors que la multinationale est connue comme un employeur peu regardant sur les conditions de travail, les revenus et les statuts de ses employés, allant jusqu’à exercer une surveillance parfois proche de l’espionnage sur ceux-ci.

Le Parti communiste partage la vive émotion ressentie par les salariés de Carrefour et leur exprime son entière solidarité dans leur combat. Il est inacceptable que les travailleurs soient les victimes d’une situation économique dont ils ne sont en rien responsables. Il est tout aussi inadmissible que la crise soit prétexte à une restructuration qui camoufle, selon de nombreux observateurs, des « erreurs de gestions » liées aux gigantesques fusions-acquisition menées depuis des décennies, à des opérations financières hasardeuses et à l’appétit de profits de ses actionnaires.

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18/02/2010

Action - 17 février

Ce mercredi 17 février, la section a distribué un tract sur le quartier de la rue de la flache à la Louvière. Voici le contenu:

marché la louvièreJean-Pierre Michiels, conseiller communal communiste au sein du groupe écologiste a adressé une lettre au Collège échevinal, le 11 janvier dernier pour attirer son attention sur l’état déplorable de la rue de la Flache et des rues avoisinantes. En voici le contenu.

  • 1° La circulation.

Voie d’accès vers le centre commercial de Cora et vers l’autoroute ou, en sens inverse, vers le stade et vers les hôpitaux, la rue de la Flache est régulièrement surchargée aux heures de pointe. Les travaux du centre ville gonflent le volume de circulation dans cette rue périphérique et, par voie de conséquence, les désagréments pour ses habitants.

À situation exceptionnelle ne peut-on initier une mesure exceptionnelle en rouvrant aux véhicules légers l’accès vers la rue du Moulin par le sentier qui la relie à la rue de la Grattine ? Cela constituerait un délestage appréciable.

Ne serait-il pas opportun aussi de mettre en sens unique la partie de la rue qui va du carrefour de la rue du Moulin vers la rue de la Grattine ? Une des causes du blocage de la circulation est en effet le cheminement des véhicules de la rue de la Flache vers les hôpitaux ; ces véhicules restent bloqués par la file de voitures qui, venant du boulevard du Tivoli, poursuivent leur route par la rue de la Flache. Une autre solution pourrait être un feu alternatif qui facilite ce transit vers les hôpitaux.

 

  • 2° L’état de la rue.

Il va de soi que l’importance du trafic, constitué pour une bonne part de poids lourds, détériore considérablement la voirie. À maints endroits le tarmac a disparu et les nids de poules sont innombrables. Cet état déplorable accroît l’insécurité. Il est évidemment souhaitable qu’au sortir de l’hiver la ville procède à des réparations d’urgence.

 

  • 3° L’état des trottoirs.

Il est à l’image de celui de la rue. Avec en plus le fait que les stigmates de travaux récents n’ont pas été réparés avant les chutes de neige. Expérimentation faite ce vendredi 7 janvier, il est véritablement dangereux de se déplacer sur ces accotements.

 

  • 4° Le stationnement.

La rue étant relativement étroite, le stationnement n’est autorisé que d’un côté. Sans doute serait-il judicieux, lorsque l’on aura réparé les trottoirs, de tracer une marque permettant aux voitures de les chevaucher légèrement là où ils sont suffisamment larges. Cela fluidifierait un tant soit peu la circulation.

Par ailleurs, de nouveaux immeubles ayant été construits, cela a accru sensiblement le nombre de véhicules stationnant dans la rue. Apparemment, les garages dépendant des immeubles ne suffisent pas à réduire le volume de stationnements en rue ; une des raisons en serait le coût trop élevé de la location des garages.

 

  • 5° Rue des Chrysanthèmes.

Cette petite rue en cul de sac subit les inconvénients de l’accroissement du nombre de véhicules dans le quartier. Un stationnement en épi ne serait-il pas de nature à accroître le nombre de places disponibles ?

 

  • 6° Rue de la Grattine.

Cette rue est régulièrement inondée par temps de fortes pluies et les abords de la propriété de Cora City ne sont pas entretenus ; les arbres non taillés gênent le passage des piétons.

 

  • 7° Carrefour de la rue du Moulin.

Quelques nouveaux commerces et un passage fréquent de piétons justifierait le placement d’une poubelle publique.

  • A propos de l’abattage des arbres de la rue de la Flache

Le conseiller communiste a réagi immédiatement suite à l’annonce de l’abattage des arbres au début de la rue de la Flache.

Monsieur le Bourgmestre,

Un habitant de la rue de la Flache m'informe avoir reçu un avis, ce jour, selon lequel quatre arbres présents en début de rue seraient prochainement abattus... pour des raisons esthétiques (sic). J'avoue être estomaqué par la justification de cet abattage. Depuis quand des arbres dans une rue sont-ils inesthétiques ? Je garde le souvenir de difficultés rencontrées pour enlever un arbre qui obstruait un parking pour handicapé à la rue Monoyer en 2007. L'esthétique ou la nature semblaient prévaloir sur une nécessité humaine ; les temps auraient-ils changé à ce point ? Pourrais-je connaître les raisons exactes de cette décision?

Cela étant, ne considérez-vous pas que d'autres problèmes bien plus préoccupants pour les riverains de cette rue particulièrement malmenée devraient être prioritairement traités ? Je vous rappelle au passage les deux mails que je vous ai adressés les 11 et 27 janvier, pour lesquels je n'ai toujours pas eu d'accusé de réception. A toutes fins utiles, je vous ré-adresse ce courrier une troisième fois.

Veuillez agréer, Monsieur le Bourgmestre, l'expression de mes salutations distinguées.

Jean-Pierre Michiels

Conseiller communal

 

  • … et la réponse du Bourgmestre.

Monsieur le Conseiller communal,
J'accuse bonne réception de votre courriel de ce 1er février relatif à l'abattage des arbres de la rue de la Flache et je charge mes collaborateurs de me faire rapport sur la situation.
Quant à votre courriel du 11 janvier (rappel du 27) , je vous confirme qu'il a été soumis au Collège communal en date du 18 janvier, qui a décidé de confier l'examen des lieux aux services travaux,
infrastructure et cadre de vie et de proposer, en concertation, les mesures qui pourraient être prises.
Le résultat de cette analyse sera présenté au Collège et je vous en tiendrai informé.
Entre-temps, je vous prie de croire, Monsieur le Conseiller communal, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.
Jacques GOBERT
Bourgmestre

 

Nom : ………………………………………….. Prénom : …………………………

Adresse : ……………..……………………………………………………………….…………

Localité : ………………………………………. Code Postal : ……………………

Adresse e mail :………………………………………………………………………….

Je désire : □ Recevoir une version papier de la pétition « sauvonslaposte.be »

□ M’abonner au Drapeau Rouge

□ Rencontrer un militant du Parti Communiste

□ Adhérer au Parti Communiste

A renvoyer à la Fédération du Centre du PC - Rue Abelville, 34 à 7100 LA LOUVIERE. 

 

Editeur responsable: Sandro Baguet, 34, rue Abelville, 7100 La Louvière -  Ne pas jeter sur la voie publique

09:00 Écrit par Communiste, c'est mon parti ! dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/01/2010

Invention de Didier Reynders, l’homme qui parle à l’oreille des riches.

LES INTERETS NOTIONNELS


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« Notionnel (adjectif)=relatif à une notion, à un concept », dit le Petit Robert. Un intérêt notionnel, c’est un intérêt qui n’existe pas. Mais depuis l’exercice fiscal 2007 (revenus de 2006), il offre aux sociétés une réduction d’impôt bien réelle et scandaleuse.

Comment marche cette disposition insérée dans la loi du 22 juin 2005 ?

Dans la comptabilité d’une entreprise, on trouve les fonds propres. En gros, cela comprend le capital (l’argent que les actionnaires fournissent à la société) et les bénéfices accumulés par cette société depuis qu’elle existe, à l’exclusion de ce qui a été reversé aux actionnaires (dividendes). Les intérêts notionnels sont des intérêts fictifs, déductibles fiscalement, calculés sur ces fonds propres.

Pour l’exercice 2007, le gouvernement a fixé à 3,422 % le pourcentage des dits intérêts.  Une société qui a des fonds propres pour 100 millions d’euros pourra donc déduire de sa base imposable : 100 millions x 3,422 % = 3,422 millions. Admettons qu’elle réalise un bénéfice de 5 millions d’euros. Elle ne sera pas imposée sur 5 millions mais sur : 5 – 3,422 = 1,578 millions.

Une (beaucoup trop )grosse  déduction pour les entreprises ! En tout cas pour celles qui disposent de fonds propres importants.

Et si cette société possède 200 millions de fonds propres au lieu de 100 avec le même bénéfice, elle pourra déduire le double, soit 6,844 millions. Mais comment retrancher 6,844 millions de 5 ? C’est simple, elle déduit 5 millions cette année (et ne paie donc AUCUN impôt) et elle déduira le solde au cours des 7 années suivantes.  

Didier Reynders affirme qu’il s’agit de promouvoir le capital à risque en supprimant une grave discrimination. Avant cette mesure, les entreprises qui empruntaient à la banque (pour financer leurs actifs) payaient un intérêt qu’elles pouvaient déduire de leurs impôts, comme n’importe quelle autre charge mais elle ne pouvait rien déduire lorsqu’elle demandait à ses actionnaires d’injecter plus d’argent. Avec les intérêts notionnels, elle pourra  puisqu’ils sont calculés sur les fonds propres.

 Mais cette volonté affichée de supprimer la différence de traitement entre emprunt et capital à risque n’est qu’un prétexte ! Le véritable motif, c’est qu’il fallait trouver une parade à la décision européenne de supprimer le régime fiscal des 207 centres de coordination créés par son prédécesseur (un autre ami des puissants)  Willy De Clercq (grâce à lui, en 2002 par exemple, les sociétés réunies dans ces centres de coordination ont payé 73 millions d’euros d’impôts pour un bénéfice colossal de 5,36 milliards d’impôts, SOIT  en moyenne  1,36  % d’impôt).

Bref, le véritable objectif de Reynders, c’était de remplacer un cadeau fiscal aux entreprises par un autre cadeau, encore plus important puisque les centres de coordination concernaient uniquement les sociétés appartenant à un groupe multinational alors que les intérêts notionnels s’appliquent à toutes les entreprises.

Ce cadeau fiscal devait coûter 566 millions d’euros par an, selon ses estimations initiales. En décembre 2007, notre cher (dans tous les sens du terme) ministre des Finances confiait à l’Echo (journal peu suspect d’être à la solde des partis anti-capitalistes), que ce devrait être 2,4 milliards.

Et selon le député Dirk Van der Maelen (SP.a), « des experts de tous les horizons disent que même ces 2,4 milliards d’euros sont une sous-estimation « grossière » !

Si ce dépassement de 325 % (ou plus) est involontaire, c’est grave ! S’il est volontaire, c’est encore plus grave !

Pensez à tout ce qu’il y aurait moyen de faire sur le plan social avec une telle somme. Ou à toutes les coupes sombres que risque de faire le gouvernement pour combler un trou de plusieurs milliards dans le budget.  (il ne faut pas s’étonner alors que Reynders clame sans arrêt qu’il y trop de fonctionnaires dans les services publics !!!!)  

Lors des négociations gouvernementales sur ces fameux intérêts notionnels, les socialistes avaient accepté le principe de cette invention libérale (heureusement qu’ils sont là pour défendre les intérêts des travailleurs !) en faisant ajouter une condition à la déduction. Le montant correspondant à l’avantage fiscal retiré de ces intérêts notionnels ne pouvait être distribué directement aux actionnaires. Il devait être maintenu à un compte distinct du passif dans la comptabilité de l’entreprise pendant la période imposable et les trois années qui suivent. Ils voulaient que ce surplus de bénéfices restent dans l’entreprise. Une condition pas vraiment féroce puisque, après 4 ans, les actionnaires pouvaient tout de même passer à la caisse. Bref, la portée de cette restriction était plutôt de l’ordre du symbolique. Et, en fin de compte, la version conditionnelle de la loi n’a même jamais été de mise, il y a été renoncé après six mois car Reynders estimait que cette condition constituait le frein le plus important au succès complet de la mesure.

Celle-ci équivaut pour chaque ménage belge à une taxe de solidarité envers les entreprise de 600 € par an.

Admettons le chiffre de 2,4 milliards d’euros quant au coût des intérêts notionels . Comment sera financé ce cadeau aux entreprises ? Trois possibilités !

1)      Par un miraculeux effet retour : c’est la version de Reynders, qui pointe du doigt la hausse des recettes de l’impôt des sociétés ; mais cette hausse n’est dûe qu’à la croissance des bénéfices et cette hausse aurait été nettement plus importante sans les intérêts notionnels ! (et dès que  la conjoncture sera moins favorable, ce qui est le cas depuis la crise financière, les recettes de l’I.Soc  chuteront à leur tour).

2)      On augmente d’autres taxes : quand on demande à l’économiste Paul De Grauwe (de la KUL), qui a pourtant été sénateur VLD de 1991 à 2003, ce qu’il pense des intérêts notionnels, il répond : « Je n’ai jamais été enthousiaste pour ce type d’avantage fiscal peu transparent). Il ne faut pas se leurrer ; maintenir l’équilibre budgétaire et les engagements en matière de sécurité sociale empêche de diminuer l’impôt global. L’allègement de la fiscalité sur les sociétés devra donc être compensé par une hausse d’autres impôts, indirects ou sur le travail. On ne peut que reprendre d’une main ce que l’on donne de l’autre. Ce qui laisse présager un profit  quasi nul des intérêts notionnels sur l’emploi. »

Il faut s’attendre à une hausse des recettes TVA (impôt le plus injuste puisque  le pauvre la paie comme le riche et que seuls les consommateurs paient – les entreprises récupèrent la TVA qu’elles paient à leurs fournisseurs) ; c’est d’ailleurs déjà le cas pour les recettes TVA  en matière d’énergie (gaz, électricité, mazout) dont les prix montent (et la TVA augmente  dans la même proportion).

3)      On réduit les dépenses de l’état : le budget 2008 a déjà puisé 333 millions dans les caisses de la sécu (montant correspondant au bonus réalisé par la sécu en limitant drastiquement les prestations sociales). Et la mise à contribution des régions pour éponger la dette fédérale implique moins d’argent disponible pour les logements sociaux.

Bref, les intérêts notionnels  s(er)ont probablement compensés  par une combinaison des deux dernières possibilités : une augmentation des taxes  et une diminution des dépenses sociales. C’est donc la population qui paie ce cadeau royal aux grosses entreprises sans bénéfice (voir l’avis de l’ex-sénateur libéral De Grauwe) pour l’emploi. Et la note est salée : sachant qu’il y a autour de 4 millions de ménages en Belgique, les 2,4 milliards (et ce montant est sans doute sous-estimé) représentent un coût moyen de 600 € par ménage.

Daniel Mary

11:05 Écrit par Communiste, c'est mon parti ! dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

18/01/2010

Dexia et les colonies israéliennes en Palestine...


decorationIl y a un an, plusieurs communes de la région (La Louvière, Le Roeulx) ont adopté une motion pour réclamer que la filiale israélienne de Dexia, dénommée Otzar Hashilton Hamekomi (« Trésor du Pouvoir local »), cesse de financer les colonies de peuplement israéliennes en Palestine. Rappelons que Dexia est, en Belgique, la banque des communes.

Est-ce la pression internationale ou sont-ce des raisons économiques qui ont amené, fin 2009, Dexia Israël à renoncer au financement des colonies en Cisjordanie (mais pas à Jérusalem Est) ? Cette décision, même partielle, peut être considérée comme une victoire pour les partisans de la paix et de la décolonisation des territoires occupés.

En ce début d’année 2010, les communistes du Centre renouvellent leur solidarité à l’égard du peuple palestinien et rappellent que la paix dans cette région ne peut naître que de la reconnaissance de DEUX PEUPLES, DEUX ETATS !

La fédération du Centre du Parti Communiste

La Louvière, le 14 janvier 2010.

19:13 Écrit par Communiste, c'est mon parti ! dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Stop aux exclusions du chômage !

decoration
La FGTB a décidé de mener une campagne de longue haleine pour que cesse le contrôle des chômeurs. L’objectif de ce contrôle (pudiquement nommé « accompagnement ») est de réduire le nombre de demandeurs d’emplois par la suspension, voire l’exclusion du droit aux allocations de chômage. Les derniers chiffres de l’ONEm rapportés par le journal De Morgen font état de 30.000 sanctions dont 11.000 exclusions.

 

Seuls 38 % , en moyenne, des exclus sont pris en charge par les CPAS, ce qui constitue pour eux une lourde charge supplémentaire. Il n’en reste pas moins que 62 % des exclus se retrouvent sans aucun revenu. Les exclus sont surtout des cohabitants, c’est-à-dire dans la plupart des cas des femmes et des jeunes, discrimination scandaleuse qui a pour conséquence d’appauvrir l’ensemble du ménage. De cela, l’« humaniste » Joelle Milquet, Ministre CDH de l’Emploi et du Travail n’en a cure !

 

Au départ du conseil communal de Chatelet, une trentaine de villes et communes appuient la position de la FGTB et réclament l’arrêt des exclusions de chômeurs dans la situation de crise qui est en train de s’aggraver avec son lot quotidien de faillites, de fermetures d’entreprises et des centaines de travailleurs qui perdent leur emploi.

 

À La Louvière, le taux de chômage dépasse les 22 %. Il y a 7731 chômeurs. L’offre d’emploi est de 1 pour 50 demandeurs. Il va de soi que dans ces conditions, le contrôle des chômeurs et les sanctions relèvent de l’imposture. Cela ne trouble pas la majorité PS-MR-UDSC, ni le CDH, ni les élus d’extrême-droite qui, au conseil communal louviérois, ont refusé de réclamer un moratoire sur les exclusions du chômage que proposaient Muriel Hanot et Jean-Pierre Michiels (PC), dans la motion proposée par le groupe Ecolo soutenue par l’élu PTB.

 

La fédération du Centre du Parti Communiste exprime sa totale solidarité avec les travailleurs sans emplois et apporte son soutien à la campagne de la FGTB. Le PC appelle ses militants et sympathisants à participer à la première action qui aura lieu devant l’ONEm de La Louvière, le lundi 25 janvier prochain à 10 h.

 

La fédération du Centre du Parti Communiste

La Louvière, le 17 janvier 2010.

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08/12/2009

La famille Michiels. Héroïques, ils étaient communistes !

 

L'actuel conseiller communal de La Louvière, Jean-Pierre Michiels, est issu d'une illustre famille militante. Ses oncles Frans, Benoît, Théo et leurs épouses furent de grands Résistants.

Frans Michiels et Marie Heylen

Photo: Frans & Marie, mariage en uniforme des JC.

michielsfransFrans Michiels est né en 1916. Il adhère au Parti Communiste en 1932. Il épouse la jeune militante communiste Marie Heylen en 1935. Ils ont une vie de couple éphémère, car bien vite, Frans est mobilisé à la Compagnie des mitrailleurs du 2ème Régiment des chasseurs à pied. Nous sommes en 1939.

Durant la campagne des 18 jours, il est fait prisonnier en Flandre d'où il s'évade en mai 40. Il rentre chez lui à Roux (Charleroi), retrouve Marie et travaillera comme Monteur à La Fabrique de Fer. Le couple cohabite quelques mois avec Catherine et Pierre Michiels, les parents. La maison familiale devient l'une des plaques tournantes de la résistance rovienne: on y cache des armes, des munitions, on y fabrique des bombes. Dès 1941, les premiers attentats antinazis y sont orchestrés.

Frans se met à la disposition des Partisans Armés. Victor Thonet, le Commandant des PA apprécie sa détermination et son sang froid et lui confie diverses missions délicates. Frans devient l'adjoint du Commandant. En 1942, Marie Heylen, dépose une bombe au cinéma Coliséum à l'occasion d'une réception de la gestapo. Juillet de la même année, alors que frans s'apprêtait à célébrer "dignement" la Fête Nationale, il échappe de justesse aux nazis venus l'arrêter à la suite d'une dénonciation. Il refuse de gagner l'Angleterre comme lui propose le PC.

"Brûlé" à Charleroi, il est envoyé dans la région du centre où il devient Commandant des PA. Il est finalement arrête en janvier 43, envoyé à Breendonk où il retrouve ses frères Théo et Benoît dont il sera le voisin de cellule. Traduit en conseil de guerre, il est condamné à mort. La veille de son exécution, il tente en vain de s'évader avec ses compagnons de cellule. Il est fusillé au Tir National le 20 avril 1943 en compagnie de trois autres résistants, Emile Maufort, Raymond Geenen et Victor Thonet. Marie, elle, est aux mains des nazis dès juillet 43. Elle est emmenée d'abord en France puis à Ravensbrück d'où elle est libérée en mai 1945.

Le corps de Frans sera ramené à Roux à l'occasion d'impressionnantes funérailles et inhumé au cimetière communal le 16 septembre 1945.

Benoît Michiels et Yvonne Forneville

Benoît est né à Roux en 1922. Militant aux Jeunesses Communistes, il a à peine 18 ans lorsque la guerre éclate. Il entre très tôt dans la Résistance et devient courrier principal, intermédiaire entre les corps résistants armés et le Front de l'Indépendance. Il agit dans un groupe dirigé par Yvonne Forneville... Née en 1916, très tôt active dans la résistance avec son père Julien. Elle va prendre la direction de la formation. Les missions de Benoît et Yvonne: fabrication des journaux, courriers et sécurité, propagande auprès de la jeunesse pour qu'elle refuse la déportation et le travail forcé...

 

Après l'arrestation de son père en mai 1942, Yvonne Forneville entre dans la clandestinité. Elle est arrêtée à Charleroi en janvier 1943. Elle séjourne dans les prisons d'Aix-la-Chapelle, d'Hanovre et de Berlin avant d'être envoyée au camp de concentration de Ravensbrück. Elle y est affectée à l'atelier de couture où le bris accidentel d'une aiguille équivaut à un acte de sabotage durement réprimé.

A Roux, après la tentative d'arrestation de son frère Frans, la maison familiale étant étroitement surveillée, Benoît devient "clandestin". Malgré cela, il sera arrêté en décembre 43, devant la gare de Marchienne, alors qu'il est en service commandé pour la résistance. Après un interrogatoire musclé à Charleroi, il est emmené à Brendonck où il passe 411 jours dont 106 en cellule. Il y retrouve ses frères ainsi que son futur beau-père, Julien Forneville.

Du 8 février 1944 au 12 septembre 1944, il est transféré à Vucht, en Hollande. Des conditions de vie un peu meilleures lui permettent de récupérer un peu de forces. Les prisonniers sont cependant déplacés en raison de l'avance des alliés. Le militant communiste se retrouve à Sachenhausen en Allemagne jusqu'à l'évacuation du sinistre camp le 21 avril 1945. Il est contraint de participer à "la marche de la mort": 400 km d'enfer en 16 jours jusqu'à Crivitz où il est enfin libéré par L'Armée Rouge, le 7 mai 1945.

Libération aussi pour Yvonne. Mais en avril. Elle effectuera un séjour au Danemark puis en Suède sous les auspices de la Croix Rouge. Elle retrouve ses parents et sa fille Yvette le 15 juin 1945.

De retour en Belgique, Benoît retrouve bientôt sa compagne de résistance, qu'il épousera...

Incapable d'accepter l'autorité de supérieurs hiérarchiques en usine, il s'établit comme indépendant et sillonne, côte à côte, avec sa mie, la région de charleroi pour vendre du beurre aux particuliers. Le couple s'établit à Chapelle-lez-Herlaimont. Ils consacrent de longues années de leur vie à militer au sein d'organisations patriotiques et de résistants. Ils témoignent également pour que ne s'efface pas le souvenir de ce qu'ils ont vécu. Pour ce faire, ils accueillent des milliers de jeunes pour leur faire visiter Breendonk et les mettre en garde contre les dangers du fascisme et de l'extrême - droite.

Yvonne s'est éteinte, chez elle à Chapelle, dans les bras de Benoît, le 14 février 1994. La veille, elle avait encore participé à une assemblée d'anciens résistants...

Benoît est le co-auteur du livre "Partisans en Pays Noir". Il est décédé le 1er juin 2000.

Théo Michiels

Photo: Théo, 2ème en partant de la droite dans son groupe de "travail" de Buchenwald.

michielstheoNé à Geel le 17 août 1911. Il est désigné responsable régional clandestin du réseau "solidarité".

Il s'agit d'une structure créée par la résistance pour venir en aide aux familles de résistants arrêtés, aux réfractaires et aux illégaux.

Théo sera arrêté, peu après ses beaux-parents, Adolphine et Manu Willems, le 5 décembre 1942. Emprisonné à Charleroi, puis à Breendonk, il séjourne un an à la prison de Saint-Gilles avant d'être envoyé dans l'enfer de Buchenwald.

Après la guerre, Théo crée avec Jean Lavacherie, le home "Les Cailloux" à Jodoigne qui accueille les orphelins de résistants. Il en devient le chef éducateur jusqu'à sa retraite au début des années 70.

Sandro Baguet

PC la Louvière.

12:28 Écrit par Communiste, c'est mon parti ! dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

03/12/2009

La Louvière, the wonderful world ?


clowns%20(24)Conseil communal interpellant lundi 23 novembre à La Louvière. Trois points de l’ordre du jour étaient à épingler.

L’affaire Progès, du nom de cette ASBL bénéficiaire de subventions européennes pour des projets d’économie sociale dans le quartier de Bois du Luc. Ces projets pour lesquels d’importantes sommes ont été versées n’ont jamais vu le jour. L’ASBL, après bien des déboires financiers, a été dissoute. Un litige perdure avec la banque qui avait versé des avances sans garantie de remboursement et s’est retournée vers la ville pour être dédommagée. Une transaction a été proposée mais certains administrateurs la refuse. L’affaire sera donc plaidée l’an prochain. Une enquête est en cours pour déterminer si d’éventuelles malversations dans la gestion de l’ASBL auraient été commises.

 L’opposition Ecolo et CDH a proposé que la ville se porte partie civile pour que l’on fasse la lumière sur cette affaire dans la mesure où la ville affirme n’avoir aucune responsabilité dans l’affaire. Refus de la majorité socialo-libérale au nom de l’intérêt supérieur de la ville. De connivence, un échevin MR appuie ce principe bien qu’il s’agisse, dit-il, d’un problème « socialo-socialiste » (sic). Il est permis de s’interroger sur les raisons de cette « prudence ». L’intérêt supérieur de la ville n’était-il pas que ces projets aboutissent ? Que les travailleurs qui ont été engagés pour ces projets voient leurs droits respectés, ce qui est loin d’être le cas ? Que les responsabilités dans ce gâchis soient clairement définies ? Que veut-on cacher dans cette affaire et qui veut-on protéger ?

L’installation de caméras de surveillance devait donner lieu à un débat promis par la majorité dès le début de la mandature. En fait de débat, le conseil a dû se prononcer sur le principe décidé d’avance par la majorité socialo-libérale, d’acheter des caméras et, dans l’immédiat, de commander une étude de faisabilité (lieux, type de matériel,…). Dans une longue intervention –qui n’a donné lieu à aucune contre-argumentation de la part du Collège- notre camarade Jean-Pierre Michiels (élu au sein du groupe Ecolo) s’est efforcé de montrer le déficit avéré entre l’importance des investissements et le peu d’efficacité sur le terrain, un engrenage vraisemblable vers une politique de plus en plus sécuritaire, la nécessité de mobiliser beaucoup d’agents pour la vidéosurveillance au détriment d’une police de proximité visible sur le terrain,… La majorité, bien cadenassée, n’a pas bronché. On va donc engager la ville dans des dépenses de plus en plus importantes pour du matériel de vidéosurveillance et du personnel qui y sera affecté, mais on continuera certainement à affirmer que la ville n’a pas les moyens de conforter les équipes d’éducateurs qui mènent dans les quartiers –et dans des conditions très difficiles- un travail de prévention de fond indispensable.

On pensait avoir atteint le sommet de la démonstration de la collusion PS-MR ; on n’était pourtant pas au bout de notre consternation.

Un proposition de motion, proposée à la fois par le groupe Ecolo et le PTB, visant à demander un arrêt des exclusions des chômeurs dans un contexte de crise où les offres d’emplois sont réduites à portion congrue, les faillites et les fermetures d’entreprises de plus en plus nombreuses, a donné lieu à un rejet cinglant de la part du PS. Motif : alors que ces motions ont été approuvées dans des villes, à majorité socialiste pourtant, comme Chatelet et Seraing, la situation à La Louvière serait différente. Le problème de La Louvière, en résumé, ne serait pas un manque d’emplois, dixit la chef de groupe PS, mais un déficit de formation des demandeurs d’emplois qui ne peuvent donc occuper des postes apparemment laissés vacants ? Ben voyons ! Le chef de groupe MR s’est fait un plaisir non dissimulé à appuyer cette « brillante analyse » qui exonère de leurs responsabilités le patronat et, plus généralement, un système économique capitaliste en crise profonde. Cela nous amène à trois observations. La première, pourquoi, alors que le PS est présent à tous les niveaux de pouvoir (y compris dans l’enseignement) depuis si longtemps, ce déficit de formation n’a-t-il pas été éradiqué ou à tout le moins réduit ? Pour paraphraser le dramaturge allemand Bertold Brecht, « si les dirigeants sont si remarquables et le peuple aussi peu à la hauteur,…  ne faut-il pas dissoudre le peuple ? »

La seconde : la chasse aux chômeurs voulue par le gouvernement fédéral, et que nos édiles appellent pudiquement « accompagnement des chômeurs », a exclu des dizaines de demandeurs d’emplois qui viennent grossir les rangs des personnes qui émargent au revenu d’insertion (ex-minimex) du CPAS de La Louvière (et des autres communes de la région). Il faut être aveugle ou de mauvaise foi pour ne pas reconnaître que la crise économique actuelle va encore aggraver ces exclusions. Cela n’a pas troublé les élus socialistes qui ont voté comme un seul homme avec leur allié libéral. C’est à partir de ce constat que survient notre troisième observation qui nous stupéfie : l’Union des Villes et Communes demande également au gouvernement de suspendre les mesures excluant les chômeurs en raison de la crise économique et soutient les motions qui vont dans ce sens.

Or, il faut savoir que le président de l’Union des Villes et Communes n’est autre que monsieur Jacques Gobert, par ailleurs bourgmestre de… La Louvière qui a voté contre cette motion. Cherchez l’erreur…

Hélas, le social-libéralisme a, avec cette majorité, encore de beaux jours à La Louvière.

Les communistes du Centre, quant à eux, seront aux côtés des chômeurs et de leurs organisations pour exiger que l’on cesse de sanctionner les demandeurs d'emploi alors que le chômage s’aggrave.

La section louviéroise du Parti Communiste

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26/11/2009

La Louvière, caméras de surveillance & chasse aux chômeurs

surveillanceLors du conseil communal du 23 novembre à La louvière, notre camarade Jean-Pierre Michiels est intervenu sur la question des caméras de surveillance. Le principe d'installer des caméras a été voté à l'unanimité moins 3 non (Ecolo, PTB) et 5 abstentions (CDH).

A noter que la proposition de motion sur le contrôle des chômeurs déposée  par le groupe ecolo et à laquelle s'était rallié l'élu PTB a été rejetée par la majorité, PS en tête, sauf Georges Haine (PS) qui s'est abstenu après que le bourgmestre (PS) ait refusé de suivre sa proposition de reporter le point,  intervention sidérante de Colette Burgeon (PS) qui estime que la région du centre et La Louvière ne connaît pas la même situation que Chatelet ou Seraing et qu'il n'y a donc pas lieu de remettre en question le contrôle des chômeurs. 5 des 6 élus CDH se sont abstenus. Voilà donc qu' une majorité se dégage (PS-MR-UDSC...et FN) pour ces prises de position bien à droite...

l'excellente intervention au conseil communal de lundi de JP Michiels sur la vidéosurveillance :

Dans la déclaration de politique communale, vous vous étiez engagés, je cite : « dans le cadre de la sécurité des citoyens, à poursuivre le débat relatif à l’implémentation de caméras de surveillance… ». Nous avions eu la faiblesse de croire que pour cette question, un débat public réunissant des spécialistes, des représentants d’associations, la police, les élus et les citoyens serait organisé.  En lieu et place, nous sommes conviés à prendre la décision d’acheter des caméras sans que l’on sache exactement quel usage on va en faire. Le flou de l’échange en commission est révélateur du fait qu’une fois de plus vous voulez nous faire acheter un chat dans un sac. C’est une illustration supplémentaire du peu de considération que vous avez pour la démocratie participative, qui semblait être aussi un des leitmotiv de votre déclaration.

Vous nous demandez de prendre une décision de principe. Une décision positive bien entendu, mais comment voulez-vous que l’on se prononce sans avoir examiné tous les tenants et aboutissants de la question.

Car cette question de l’installation (je préfère décidément ce mot français au néologisme informatique « implémentation » que vous utilisez) de caméras de surveillance dans les rues de La Louvière mérite pourtant, à nos yeux ce débat public. Vous avez beau tenter de la minimiser, elle n’est pas anodine. L’installation de caméras de surveillance n’est pas une simple réponse technique à un problème d’insécurité, elle touche d’autres aspects importants pour lesquels les citoyens sont aussi très sensibles : le respect de la vie privée, le type de société sécuritaire ou non que nous voulons développer,… Elle concerne encore le rôle de la police, celui de sociétés privées dans le domaine de la sécurité en lieu et place du service public, les relations humaines, les finances communales (et dans ce domaine, le rapport entre l’importance de certains investissements et leur efficacité sur le terrain),…

Le premier aspect pour lequel les citoyens sont particulièrement préoccupés, c’est évidemment l’insécurité et le sentiment d’insécurité qu’ils ressentent. Comme tout le monde ici, nous considérons que la sécurité est un droit fondamental pour tout citoyen et il est évidemment de notre rôle d’élus de veiller à ce que ce droit soit respecté. Pour cela, la propension à considérer qu’un recours aux technologies comme palliatif aux carences policières est nécessaire s’est fortement développée ces dernières années. Certaines sociétés, comme en Grande-Bretagne ont été à la pointe de ces pratiques. Le bilan est plutôt négatif. Malgré cela, en France, sous la houlette de la garde zélée de Sarkozy, Hortefeux et Alliot-Marie, la droite encourage l’installation de caméras en accordant des subventions pour cela. En Belgique, le gouvernement fédéral encourage également les communes à se doter de cet appareillage à la seule charge des communes évidemment. Cela a amené le parlement à adopter une loi en 2007, loi à ce point bâclée qu’elle a dû être amendée et complétée en octobre 2009. Sans commenter la loi (ce qui n’est pas de notre ressort), il me paraît quand même important de relever un certain nombre d’objections qui ont été faites par certains spécialistes. Ainsi, la loi ne repose pas sur des études probantes qui démontrent l’efficacité des caméras de surveillance. Elle pose quelques balises qui visent à faire respecter la vie privée et à établir certaines limites à l’usage policier des caméras. Il semble aussi selon certains observateurs que la loi ne tient pas compte des différentes réglementations relatives à l’usage de caméras selon les lieux. Ainsi, les dispositions ne sont pas les mêmes selon que vous utilisez des caméras dans un stade, dans une gare, sur une route,… Il y aurait un risque de confusion entre ces réglementations qui sont maintenues et la loi. Cela devrait nous inciter à la prudence car la décision d’installer ou pas des caméras dans notre ville nous appartient. Or, compte tenu du dispositif législatif complexe qui existe, nous ne sommes objectivement pas à même de nous prononcer en toute circonstance de cause quant aux incidences juridiques que pourraient avoir ces installations de caméras.

Pourquoi, alors que l’efficacité des caméras de surveillance s’avère très relative, pousse-t-on tellement à l’installation de ces caméras ? Cette propension s’inscrit bien dans l’air du temps qui veut que tout est marchandise, y compris la sécurité. Dans une logique sécuritaire, on va donc créer des gadgets de plus en plus sophistiqués (on parle de caméras « intelligentes », capables de se mettre à fonctionner et de s’orienter automatiquement vers la cible à la moindre alerte) et générer le besoin de s’en munir pour assurer sa sécurité. À ces fins, la pression des lobbies des fabricants de caméras de surveillance n’est pas à négliger…

Autre signe des temps, la mise à mal des services publics : je m’explique. Dans un commentaire datant de mai 2006 qui accompagnait la première proposition de loi, il était clairement spécifié que le recours à des caméras impliquait un personnel en nombre suffisant (j’y reviendrai). On peut dès lors regretter que la loi ne conditionne pas l’autorisation d’installer des caméras au respect du cadre complet de la police. Autrement dit, les caméras ne seront pas simplement des aides techniques, un support matériel à la police ; elles pallieront les carences policières et suppléeront à leur absence sur le terrain.

L’efficacité d’une caméra semble avérée dans des lieux fermés. Bien que –que je sache- une caméra n’a jamais empêché un cambriolage (je me souviens, il n’y a pas si longtemps, d’un cambriolage dans un appartement de la rue Debrouckère où le monte en l’air avait poussé la perfection jusqu’à voler la caméra elle-même). Une caméra peut aussi s’avérer utile pour déterminer dans la durée des problèmes de circulation. Encore qu’une fois décelé le problème doit être résolu par des mesures ad hoc et la caméra n’aura alors plus de pertinence à cet endroit.  Mais ce n’est pas seulement de ces cas d’espèce que nous sommes appelés à examiner : il s’agit de l’installation de caméras en ville. Et quoiqu’en disent les partisans, les expériences, y compris à l’étranger en Grande-Bretagne ou au Etats-Unis, ne démontrent pas de résultats probants, à la hauteur des investissements matériels et humains consentis.

Pour plusieurs raisons : Raisons techniques tout d’abord. Les rues commerçantes –surtout, mais pas seulement- où il est question d’installer des caméras sont encombrées d’obstacles divers : mobilier urbain, panneaux de signalisation, végétation,… autant d’objets qui perturbent une bonne visibilité. Dans une municipalité comme La Louvière qui a le beau projet « d’amener la forêt au centre ville », on peut imaginer que l’on va multiplier les obstacles à un usage optimal des caméras… à moins évidemment de les multiplier entre les obstacles. Indépendamment de ces embarras qui contrarient la visibilité en journée, cette visibilité devient nulle la nuit… à moins d’avoir un éclairage particulièrement fort ce qui ne me semble pas être l’option prise dans le cadre de l’aménagement du centre ville qui disposera d’un éclairage doux et écologique. Cela étant, il est démontré qu’un meilleur éclairage aide aussi à faire diminuer la délinquance indépendamment des caméras de surveillance.

La faiblesse ou l’efficacité se mesure également à l’ampleur des objectifs que l’on vise. Plus on se fixe d’objectifs, moins on a de chance de les réaliser. Et là, on peut dire que le catalogue d’objectifs que vous présentez relève de l’Inventaire de Prévert… Il n’y manque que le raton laveur.  On se fixe même comme objectif de détecter… les nuisances sonores avec des caméras. La Louvière, ville de mutants : des yeux qui ont des oreilles. Il n’est pourtant pas difficile de déceler les pollutions sonores : demandez aux riverains du bas de la rue Sylvain Guyaux les jours de braderie ou à ceux du haut de la rue de Bellevue chaque week-end… pas besoin de caméras pour entendre les baffles tonitruants.

Un autre objectif est la lutte contre la délinquance. C’est surtout à cela que pensent bon nombre de « caméraphiles ». A ce propos, deux types d’objectifs sont possibles. Ou bien il s’agit de consolider l’efficacité de la police, de déceler un maximum de délits et de prendre le plus grand nombre possible de délinquants sur le fait, il faudrait pour cela ne pas signaler la présence de caméras ce qui n’est pas permis par la loi. Ou bien l’objectif est une diminution de la délinquance, il faut respecter la loi et tabler que l’apposition de pictogramme aura un effet dissuasif. Ça peut être le cas dans un premier temps mais il semble que cela amène les délinquants potentiels à adapter à la longue leur comportement soit en changeant de lieu de forfait, soit en adaptant leur tactique. L’effet dissuasif s’estompe avec le temps.

Quoi qu’il en soit, l’efficacité d’un système de vidéosurveillance dépend aussi de la réactivité de la police. Si l’objectif est simplement de constater le forfait a posteriori et d’espérer une aide de l’enregistrement pour reconnaître les malfaiteurs, cela risque rapidement de provoquer l’incrédulité envers le système. Non seulement le forfait aura eu lieu mais si l’on se réfère aux données chiffrées d’un des pays qui a le plus recours à la vidéosurveillance, 3 % seulement des forfaits sont résolus grâce aux caméras. Or, nous savons fort bien que c’est le sentiment d’impunité qui à la fois constitue  un encouragement pour les délinquants et une raison de démoralisation et de crainte pour les victimes.

Nous doutons que la réactivité de la police soit plus vive parce qu’il y aurait des caméras. Il y a plusieurs raisons à cela. L’exploitation de la vidéosurveillance se fera sur base de l’effectif. Or nous savons tous que l’effectif est limité, que les tâches administratives mobilisent un grand nombre d’agents et que les heures supplémentaires sont nombreuses et les conditions de travail loin d’être idéales. Or, vous allez distraire une partie plus ou moins importante du personnel pour se former tout d’abord. C’est une formation pointue indispensable qui ne se fait pas en quelques jours. N’importe quel quidam n’est pas apte à lire des images de vidéosurveillance. Vous parlez d’utiliser les gardiens de la paix : mais quelles compétences auraient-ils pour assurer le visionnage des films vidéos ? Fallait-il leur trouver une occupation pour justifier leur existence ? Ou bien ces gardiens de la paix étaient-ils prévus pour conforter la police de proximité ? Quelle que soit la solution envisagée, se posera rapidement la question du nombre d’agents que vous allez orienter vers cette tâche spécifique. C’est aussi une question cruciale que l’on ne peut pas remettre au lendemain, c’est-à-dire après avoir décidé d’acheter des caméras. Comme l’est aussi celle de savoir s’il y aura autant d’écrans que de caméras. Il s’agit d’une question technique qui n’est en rien anodine.  Ou bien il n’y a pas d’écran visualisé en permanence et vous vous contentez de visionner les enregistrements après coup ; vous êtes sûr alors de rater tous les forfaits et vous pouvez faire une croix sur la réactivité de la police. Ou bien vous avez un nombre inférieurs d’écrans et les surveillants doivent alors zapper, ce qui diminue les chance de détecter un délit sur le coup. Ou bien vous avez autant d’écrans que de caméras et il faut avoir le personnel en nombre pour visionner, détecter et réagir à bon escient. 24 h sur 24 et 7 jours sur 7, bien entendu. Imaginez alors le boulot à réaliser. Regarder des écrans où il ne se passe rien la plupart du temps (cela provoque de la somnolence, des dérivatifs sont utilisés comme la lecture, mots croisés,…), rester suffisamment vigilant pour détecter à tout moment ce qui pourrait être un acte délictueux et juger qu’il est suffisamment probant pour alerter une équipe d’intervention. Combien de personnes allez vous mobiliser pour exécuter ce travail assommant au lieu de les mobiliser pour un travail de proximité ? Vous savez pertinemment bien que vous n’aurez pas les moyens de remplir pleinement ce type de mission que vous avez admis – en commission- être très onéreux, bien au-delà des chiffres que vous avancez pour nous amadouer.

Une autre hypothèse c’est que vous ayez recours à une société privée spécialisée pour la lecture des images –la loi le permet sous l’autorité du chef de corps. Nous mettons alors le doigt dans l’engrenage de la privatisation larvée d’une des missions essentielles du service public : la sécurité des citoyens.

La question devient dès lors véritablement un choix de société : quelle ville voulons-nous réellement ? Dans quel type de société voulons-nous la faire évoluer ?

Les caméras dualisent l’espace urbain entre zones dignes de surveillance et zones qui ne le sont pas. Ou bien vous placez des caméras dans tous les endroits où se manifeste un sentiment d’insécurité pour mettre tous les citoyens sur un pied d’égalité (c’est matériellement impossible compte tenu de nos moyens) ; ou bien en sélectionnant les lieux vous ajouterez au sentiment d’insécurité un sentiment de frustration, d’abandon, de rejet et d’injustice aussi car vous allez faire payer l’ensemble de la population pour réduire le sentiment d’insécurité de quelques uns qui plus est n’habitent pas nécessairement sur place.  Si l’on prend le cas du Centre ville qui selon toute vraisemblance disposera de caméras fixes, lutter durablement contre le sentiment d’insécurité qui est supposé y régner c’est avant tout prendre des mesures concrètes pour assurer l’occupation des logements disponibles au-dessus des magasins ? Ca c’est une solution de fond et non un stratagème cosmétique comme vos caméras de surveillance.

Lorsque vous exprimez l’intention d’installer des caméras sur la place Mansart ou à la rue Albert 1er, les exemples ne viennent jamais au hasard, il est clair que l’on vise les rassemblements de jeunes. Il est vrai que ces rassemblements donnent parfois lieu à des bagarres. Cela on le sait mais est-ce la présence de caméras qui va empêcher ces rixes ? Ne vaudrait-il pas mieux assurer une présence physique d’éducateurs de rue de façon préventive, voire de policiers ce qui aurait peut-être un effet dissuasif, pourquoi pas pédagogique, la parole valant toujours mieux a priori qu’un coup de matraque. Cette présence physique apporterait bien davantage un sentiment de sécurité aux badauds et aux commerçants. Permettez-moi de citer un court extrait de la note de commentaire relative à la proposition de loi : « Une présence visible de la police sur le domaine public reste un principe essentiel de la gestion de la sécurité. La surveillance par caméras ne peut pas porter atteinte au concept de police de proximité, à la présence visible de la police sur le terrain, police qui non seulement exerce une fonction répressive mais aussi que le citoyen peut solliciter à tout moment pour des problèmes mineurs ou majeurs. » Ce ne sont manifestement pas des caméras qui vont favoriser cette proximité. Quelle que soit l’hypothèse choisie, il me paraît très clair que l’interposition de caméras de surveillance dans le dispositif policier va diamétralement à l’opposé de la police de proximité dont se revendique notre zone de police.

Voulons-nous dès lors une ville où le dialogue prime ou une ville où la seule relation entre la jeunesse et la police est d’office conflictuelle ?

Une des rares études pour déterminer quels sont les cibles privilégiées des caméras provient des Etats-Unis. Elle montre que 86 % des individus surveillés ont moins de 30 ans, que 93 % sont de sexe masculin et que les individus noirs ont deux fois plus de chance de faire l’objet d’une attention particulière que les individus blancs. Nous ne sommes pas à l’abri, chez nous, de ce comportement de type xénophobe. L’exemple de l’assassinat de Joe Van Holsbeeck est révélateur à cet égard. Remarquons tout d’abord que la présence de caméras n’a hélas pas empêché ce meurtre d’être commis mais de plus, alors que le film de l’agression a été diffusé abondamment, les enquêteurs ont recherché pendant des semaines des jeunes de type arabe, exacerbant dans la population un sentiment anti-arabe. Le risque de stigmatisation d’une catégorie de citoyens jeunes au teint sombre n’est donc pas à exclure à La Louvière non plus. Cela irait à l’encontre des traditions d’accueil dont La Louvière s’est toujours enorgueillie, à maints égards à juste titre.

Avec l’installation de caméras de surveillance, vous vous apprêtez à franchir une étape irréversible vers une société de plus en plus sécuritaire. Je dis bien irréversible parce que c’est un engrenage logique. Projetons-nous dans un an : on mettra en exergue quelques affaires résolues, l’on taira les innombrables heures passées derrière les écrans et l’on conclura que quelques caméras supplémentaires permettront de tendre vers la sacro-sainte excellence. Pourquoi en serait-il autrement : c’est exactement ce qui se passe au niveau de la police qui nous présente chaque année des statistiques globalement positives ( que nous ne sommes pas les derniers à saluer d’ailleurs) mais réclame néanmoins toujours plus de moyens.

Le corollaire de cette dérive sécuritaire, c’est un recul de plus en plus sensible des libertés. Libertés collectives : qui peut garantir aujourd’hui que des caméras ne seront pas utilisées pour filmer les manifestants lors de mouvements sociaux ? Qui peut garantir aujourd’hui qu’une distribution de tracts sur le marché ne sera pas interprétée comme une perturbation de la tranquillité publique ?  

Libertés individuelles aussi : on entend souvent dire « Moi ça ne me gène pas d’être filmé car je n’ai rien à me reprocher. » Cette affirmation est révélatrice d’une certaine inconscience de bonne foi face au rapport entre droit, technologie et démocratie, rapport qu’Antoinette Rouvroy, chercheuse à l’université de Namur a analysé et qui conclut que « Plus on est habitué à être observé, moins on est sensible aux atteintes à la vie privée ».

Je me refuse de considérer cette décision d’installer des caméras que nous allons prendre comme logique, sensée, indispensable, de la considérer comme une évidence. Même si elle est minimisée, elle est révélatrice d’un choix de société qui m’inquiète. Et ce choix de société, nous ne pouvons pas le faire à la place des citoyens. Nous devons le faire avec eux. C’est la raison pour laquelle nous vous demandons de reporter la décision, y compris de principe. Et d’entamer enfin et réellement le débat promis en début de mandature. Car nous n’avons pas le droit de substituer au sentiment d’insécurité une illusion de sécurité.

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17/11/2009

Deux initiatives pour un seul objectif : la vérité sur l'assassinat de Julien Lahaut

00Le Parti Communiste soutien l’initiative prise par la députée européenne Véronique de Keyser d’une souscription publique afin de financer une enquête scientifique sur l’assassinat de Julien Lahaut.

Toutefois, parallèlement à cette initiative, le PC maintient son exigence d’un financement PAR LE GOUVERNEMENT de cette enquête ainsi que cela a été voté à l’unanimité par le Sénat en décembre 2008.  C’est pourquoi nous lançons un appel public en ce sens que vous pouvez signer en ligne.

Concrètement, concernant la souscription publique, vous pouvez faire un don au compte 001-5981690-67 au nom de « Souscription Julien Lahaut ». Mentionnez bien dans la communication si vous voulez être cité dans la liste des donateurs (sans mention des montants versés). Un comité d'accompagnement auquel participent des camarades du PC suivra ce fond, ainsi qu'un réviseur aux comptes. Tout l'argent ira à la recherche, aucun frais administratif n'en sera prélevé. Si dans les six mois, nous n’arrivons pas à notre objectif, ou si une solution intervient au niveau gouvernemental, les sommes reçues seront immédiatement reversées à leurs donateurs.

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27/10/2009

Le cas "Educalouve"...

marche7La majorité avait imaginé créer une ASBL sur mesure pour gérer les questions périscolaires (essentiellement les garderies).

Les statuts de l'ASBL prévoyaient que pour être membre du CA il fallait appartenir au Collège échevinal.

A l'AG, se serait ajouté le secrétaire communal qui aurait disposé de 41 voix (le nombre de conseillers communaux).

La justification de cette disposition, c'est que la matière est telle qu'elle nécessite une gestion quotidienne de la part du Conseil d'Administration - CA (sic).

Soit dit en passant, on a jamais vu un CA gérer les affaires quotidiennes, mais bon...

Nous avons mis en évidence le fait que si une structure ASBL s'avérait nécessaire, il fallait que ses statuts respectent les prescrits de la loi et garantissent une présence de la minorité démocratique.

 
S'il s'avérait que la gestion devait être accomplie par le Collège, une ASBL n'était pas nécessaire et le Collège était alors habilité à assumer ces responsabilités.

Cela nous paraissait une simple question de bon sens. La majorité a donc passé outre ces remarques et voté les statuts de l'ASBL.

Notre groupe a donc déposé un recours auprès du ministre de tutelle, Mr Furlan qui nous a donné raison et a recommandé au Collège de revoir sa copie.

Hier, au conseil, le bourgmestre a annoncé que le Collège avait envoyé au minitre pour avis les statuts amendés prévoyant la présence de la minorité démocratique au CA et à l'AG (curieusement nous n'en avons pas eu copie).

Il a ajouté qu'en attendant les matières étaient gérées en interne (cad par le département de l'enseignement) et (ô révélation !) cela avait l'air de plutôt bien fonctionner.

Cela signifie que si le bon fonctionnement se confirme... il n'y aura pas d'ASBL. CQFD.

C'est exactement ce que nous avions défendu. Je ne me suis pas privé de le faire remarquer. Il y a donc de forte chance que cette ASBL Educalouve ne voit jamais le jour.

JP Michiels

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21/08/2009

Fête de L'Humanité


visuel06La date du départ approche à grands pas...  cette année encore, le car est complet. Nous serons 54 à prendre le départ pour la Courneuve...

Quand la Fête commence…

Quelques semaines après les élections européennes, où la semence du tout nouveau Front de gauche porte de premiers germes d’espoir, au coeur d’un mouvement unitaire, syndical, social, citoyen, culturel, la Fête sera un lieu inédit de convergence et de dialogues des gauches sociales et politiques, un lieu original où résonneront les aspirations populaires, les urgences sociales, démocratiques, écologiques, contre les choix ultralibéraux destructeurs des hommes et de la nature.

La Fête sera un formidable lieu de réflexion, de débat d’idées sur les moyens d’élaborer ensemble un plan audacieux, crédible de sortie de crise, en procédant à des ruptures nettes avec les politiques ultralibérales et le capitalisme. Elle va être le lieu où toute la gauche pourra se retrouver pour cet indispensable débat, afin de relancer une gauche populaire, bien à gauche, au service du peuple et de la jeunesse.

Face à l’aggravation des crises mondiales qui s’annoncent, la Fête sera, une nouvelle fois, un grand rassemblement internationaliste de convergence des mouvements progressistes du monde entier ; une grande manifestation pour la souveraineté des peuples, le désarmement et la paix. Placée sous l’égide du cent-cinquantième anniversaire de la naissance de Jean Jaurès, de son action, de ses pensées, de la renaissance des idées du marxisme vivant, la Fête va déployer des débats sans pareils pour penser un nouvel avenir, plaçant au coeur de toute délibération publique l’intérêt des êtres humains et de la planète sur laquelle ils vivent.

Le coeur de la Fête battra au rythme des mobilisations sociales, culturelles, féministes, antiracistes, celles de la jeunesse dans sa diversité. Elle sera le lieu de rendez-vous de toutes les luttes syndicales et sociales. Elle en constituera un porte-voix incomparable. Elle prolongera et pourrait être un point culminant des initiatives des parlementaires communistes et ceux du Parti de gauche pour obtenir enfin des lois efficaces contre les licenciements, pour l’augmentation du pouvoir d’achat, pour la défense, la modernisation et l’élargissement des services publics.

L’utilité et la force de cette édition de la Fête de l’Humanité vont résider dans une multitude de débats sur les issues possibles à la crise du capitalisme et l’invention d’un projet politique nouveau, le processus de construction d’un rassemblement populaire de type nouveau, jusqu’à devenir majoritaire.

La Fête de l’Humanité c’est aussi la culture, sous ses diverses formes. Cinéma, avec notamment le film l’Armée du crime, de Robert Guédiguian. Théâtre avec la nouvelle pièce la Valise de Jean Jaurès. La scène des nouveaux talents avec Zebrock. La création avec une belle exposition de peinture. La découverte de la littérature espagnole contemporaine au Village du Livre. La grande scène va accueillir une programmation musicale et culturelle exceptionnelle, métissée, jeune, intergénérationnelle, diverse. Elle offrira, dans une ambiance conviviale et pour un prix d’entrée sans équivalent, une occasion pour un large public de participer à des concerts inoubliables, notamment avec Manu Chao, Deep Purple, Julien Clerc, The Kooks, Keziah Jones et bien d’autres encore.

Comme chaque année, le succès de la Fête de l’Humanité dépend de la mobilisation des lecteurs du journal, des diffuseurs de l’Humanité Dimanche et des militants pour proposer largement le « bon de soutien-vignette » à leurs proches, leurs voisins, leurs collègues de travail. Disponible dès maintenant, le « bon de soutien vignette » est à mettre entre toutes leurs mains. Au-delà, nous souhaitons que la Fête soit co-construite avec les mouvements sociaux, culturels, écologiques, associatifs. Nous souhaitons qu’elle soit la propriété de toutes et tous. Nous proposons aux nombreux jeunes qui souhaitent y venir de les associer pleinement à la préparation de la Fête. Nous leur proposons de faire connaître le programme, de s’emparer des nombreux débats et rencontres qui vont se préparer, de proposer leurs propres initiatives, de participer à la vente du bon de soutien. L’espace Libres Échanges des jeunes correspondants de l’Humanité se met à leur disposition pour qu’ils construisent leur Fête et apportent leurs idées à sa préparation.

Ensemble, construisons une belle Fête de l’Humanité. Une fête joyeuse et dynamique. Une fête utile pour inventer un autre monde. Une fête de la solidarité et de la fraternité.

Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité

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16/05/2009

En bref - Télex rouge...

le soirReportage: Le PC en campagne dans le quotidien Le Soir:

http://www.lesoir.be/regions/hainaut/microcosmos-plongee-...


 

rtbfLa diffusion de notre clip de campagne aura lieu mardi 26 mai en télé sur La deux après le 12 minutes de 22h30 et sur la Première en radio avant le JT de 18 heures. Pierre Eyben (tête de liste PC-GE à l'Europe) invité dans l'émission Matin Première le 28 mai (de 7h40 à 9h sur La Premiere en radio)


 

eybenCe dimanche 17 mai, Pierre Eyben (tête de liste PC-GE à l'Europe) participera à l'émission Controverse de Pascal Vrebos sur RTL-TVI à 12h.

 

 


jp9Rencontre-débat organisée dans les locaux de l’usine Boch à La Louvière.

programme de la soirée organisée par Présence et Action Culturelles :

Le 16 mai

19h – Présentation du livre de la photographe Véronique Vercheval ;

20h – Pièce de théâtre de la Compagnie Maritime (théâtre d’intervention) dont le titre est : « Ca ne changera rien ! (Ou alors…) » Un spectacle qui parle des élections…  ;

20h45 à 21h30 – débat public avec un représentant des différents partis démocratiques suivants : MR – CDH – ECOLO – PS – PC (Jean-Pierre Michiels représentera le Parti)

Parce que les élections sont les enjeux majeurs de notre société, ensemble construisons notre avenir !


0Notre Camarade, Stéphane Mansy, 1er suppléant à la Région a été choisi, comme 7 autres candidats (MR, PS,...), par la rédaction de La Nouvelle Gazette, dans le cadre d'un reportage électoral nommé "Voici nos Obama régionaux":

http://centre.lanouvellegazette.be/elections_2009/centre/nos_obamas/


01Dans l'hebdo Le Vif-L'Express.

Reportage sur la gauche (et le PC) à La Louvière

http://www.levif.be/actualite/belgique/72-56-33071/la-louviere--bastion-du-collectivisme.html

 


 

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05/05/2009

Echos de campagne...

 

manif syndicale

Manif syndicale du 15 mai à Bruxelles

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Stéphane Mansy en campagne...

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Une présence communiste partout !

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Jean-Pierre Michiels sur le marché de La Louvière...

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La rue rouge vif !

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A La Louvière...

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Anne Mansy, candidate d'ouverture, marché de La Louvière, 2 mai 2009.

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Notre tête de liste à Bracquegnies...

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Charleroi...

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25/04/2009

Liste PC-GE, le 7 juin le "20" aura une jolie robe rouge écarlate.

liste20redLa liste PC-GE (Parti Communiste – Gauche Européenne) a été validée et s’est vu attribué le numéro 20.  Le mot d’ordre de notre campagne sera : « Privatisations, pollutions, chômage, guerres, crises … on change ? Sortons du capitalisme ! »

Sacrifiant au rituel des commentaires sur le numéro de liste reçu, on pourrait dire que plutôt qu’un fade rosé aux reflets violets, le « vin » aura donc cette année une jolie robe rouge. Un rouge bien tannique pour sortir d’une Europe toute bleue. 

Nous sommes en effet opposés à l’Europe ultralibérale bâtie par la droite et par les partis sociaux démocrates mais favorables à une autre Europe, une Europe de la solidarité, une Europe des peuples.   C’est pourquoi nous nous présentons sous le sigle  « PC-GE » (Parti Communiste – Gauche Européenne), afin de marquer clairement le fort ancrage européen du PC, membre du Parti de la Gauche Européenne (PGE). Ce sigle traduit également concrètement la place laissée à des indépendants et membres d’autres organisations sur les listes. Plusieurs candidat(e)s d’ouverture figureront en effet sur celles-ci.  Comme pour le précédent scrutin, un accord a été passé avec le PH (parti humaniste), porteur tout comme nous d’un message antimilitariste et anti-OTAN fort.

C’est Pierre Eyben qui mènera la liste pour le collège électoral francophone. Pierre Eyben a 33 ans et habite Liège. Il est chercheur, ingénieur physicien et docteur en sciences appliquées. Pierre Eyben est par ailleurs porte-parole du parti communiste depuis novembre 2008. Engagé en faveur de la défense d’une poste «100% publique» et sur les thèmes écologiques (relocalisation économique, sortie du nucléaire, planification écologique,…) il est également un militant de la lutte contre l’agression publicitaire.  La deuxième place de la liste européenne sera occupée par Nicole Cahen, représentante du PC W-B au bureau exécutif du PGE et la troisième place par Gilles Smedts, porte-parole du PH. La liste sera poussée par le conseiller communal courcellois Robert Tangre.  La première suppléance sera occupée par la conseillère communale carolorégienne Malika El Bourezgui, la dernière par le professeur bruxellois Yves Piersaux.

Liste complète pour le scrutin européen, collège électoral francophone

Effectifs :

1 Pierre EYBEN, 33 ans, chercheur et porte-parole du PC W-B,  Liège      

2 Nicole CAHEN, 68 ans, enseignante retraitée membre du bureau du PGE, Tohogne

3 Gilles SMEDTS, 47 ans, ingénieur civil et porte-parole du PH (c/o), Jette

4 Vasantha FAGARD, 30 ans, employée, Bruxelles

5 Irène DUC, 60 ans, employée, Flémalle

6 Claudine POLET, 67 ans, employee (c/o), Ixelles

7 Edwin PENNINCKX, 44 ans, ouvrier d’usine, Braine-le-Comte

8 Robert TANGRE, 66 ans, instituteur retraité et conseiller communal, Courcelles

Suppléants:

1 Malika EL BOUREZGUI, 43 ans, employée et conseillère communale, Couillet

2 Didier CALUWAERTS, 46 ans, employé, Lesdain

3 Harmony GONDRY, 22 ans, étudiante, Le Roeulx

4 Annick LETECHEUR, 48 ans, éducatrice (c/o), Bruxelles

5 Henri PIROTTE, 71 ans,  comédien, Waremme.

6 Yves PIERSAUX, 54 ans, enseignant,  Bruxelles

Preuve d'un incontestable renouveau à gauche en Wallonie, des listes PC-GE seront présentes aux élections régionales dans toutes les circonscriptions wallonnes.  A Bruxelles, le PC s'associe à d'autres partis pour former un cartel "PC-LCR-PSL-PH".

Privatisations, pollutions, chômage, guerres, crises … on change ?

Pour nos enfants, pour la planète, sortons du capitalisme !

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06/04/2009

Nos candidat(e)s aux élections régionales. Arrondissement de Soignies/La Louvière

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De gauche à droite: Anne Mansy, Jean-Pierre Duval, Marcel Couteau, Cécile Delcourt, Jean-Pierre Michiels, Françoise Michel, Stéphane Mansy et Nathalie Rozza.

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28/03/2009

Le Parti Communiste présente une liste d'ouverture sous le sigle Parti-Communiste-Gauche Européenne

Enjeux des élections régionales et européennes et nos objectifs.

drapeauLe Parti Communiste est membre du Parti de la Gauche Européenne qui regroupe une trentaine de formations politiques (membres adhérents ou observateurs) dans toute l’Europe. Parmi ces membres : Die Linke (Allemagne), Synaspismos (Grèce), Parti Communiste Français, Rifondatione Comunista (Italie), Isquierda Unida (Espagne), Bloco (Portugal),… Toutes ces formations ne sont pas d’obédience strictement communiste, certaines sont plus socialistes, d’autres écologistes. Elles se sont accordées sur une plate-forme que vous pouvez trouver sur le site de la fédération du Centre du Parti Communiste: http://users.skynet.be/particommuniste.be/plateforme_pge.pdf

Le mode de décision est le consensus – il est important de le souligner. Cela veut dire que quelle que soit leur importance et leur représentativité, toutes les formations sont égales dans le processus d’élaboration et de décisions du PGE. Cela veut dire aussi que seuls les points de convergence figurent dans la plate-forme. Ceux qui font divergence continuent à être discutés et chaque formation reste libre de défendre son point de vue sur ces questions. Cette adhésion et ce mode de pratique ont profondément inspiré notre stratégie électorale.

Nous avons entrepris des démarches pour constituer un front de gauche aussi large que possible. De nombreuses rencontres n’ont malheureusement pas abouti à créer ce front. Nous regrettons l’éparpillement des formations de gauche alternative et la liste que nous vous présenterons dans quelques instants reste ouverte à toute modification significative. Nous lançons donc un appel pour élargir cette liste à toute formation politique, associative, syndicale,… ou à toute personnalité de la région qui voudrait associer leurs objectifs aux nôtres.

Contrairement aux formations dominantes qui utilisent les scrutins pour valoriser telle ou telle personnalité qui, dans la plupart des cas, a la ferme intention de ne pas siéger là où elle sera élue, nous entendons lier étroitement les enjeux politiques deux scrutins. L’Europe, c’est une évidence, influe toujours davantage les décisions politiques à tous les niveaux de pouvoir. Elle reste un pouvoir politique obscur pour la plupart des électeurs qui n’y voient –avec beaucoup de raison il est vrai- que les effets négatifs. Il faut dire que nos « décideurs » ont beau jeu de camoufler leurs propres décisions politiques en dénonçant « Bruxelles » comme l’instance de tous les maux. De fait, avec l’aval des gouvernements, l’Europe libérale telle qu’elle est conçue est une arme de destruction massive de nos conquêtes sociales et démocratiques. Les répercussions se font sentir, je le répète, à tous les niveaux de pouvoir : du local (une rencontre récente au Parlement européen avec le président du GUE, Francis Wurtz, l’a clairement mis en évidence) au fédéral, en passant par le régional. Pour nous, je vous le certifie, les deux scrutins sont étroitement liés. C’est une des raisons pour laquelle nous avons décidé de nous présenter aux deux élections sous le même sigle PC-GE (Parti Communiste – Gauche Européenne).

Les élections interviennent dans un contexte de crise du système capitaliste qui s’est caractérisé au départ par une crise financière due à des pratiques aventurières de la part de banques, de compagnies d’assurances,… importantes qui ont opéré avec l’aval des gouvernements. Pour sauver le système (officiellement, les revenus des épargnants), les gouvernements, le nôtre en particulier, ont injecté des milliards dans les banques. Ce qui va entraîner une période d’austérité –que l’on annonce longue- dont les principales victimes seront… les « épargnants ». Mais pas seulement eux : les licenciements, l’augmentation chômage prennent déjà des proportions catastrophiques. Ce sont les travailleurs qui sont frappés de plein fouet. L’hypocrite « activation des chômeurs » qui se traduit par des centaines d’exclusions du droit aux allocations qui ont pour conséquence de grever le budget des CPAS, va se poursuivre malgré les licenciements et la diminution de l’offre d’embauche. Bref, nous estimons que ces deux élections doivent s’inscrire dans la rupture avec le système qui fait la démonstration de sa nuisance pour la population. L’émergence d’une force de gauche alternative s’avère indispensable pour aiguillonner le changement : nous entendons être cette force !

Pour l’Europe, nous réclamons –entre autres- des structures démocratisées pour une Union européenne refondée. Nous sommes profondément et sincèrement européens, mais nous n’acceptons pas cette Europe libérale ci.

Nous sommes pour que l’Europe contribue à l’émancipation des travailleurs et des citoyens (notamment par l’augmentation des salaires et la réduction du temps de travail) et non pour une Europe à la solde des multinationales et de la haute finance.

Nous revendiquons la défense et la promotion d’un service public fort. Nous nous opposons résolument aux libéralisations en cours comme celle de la Poste qui est une imposture scandaleuse tant sur le plan économique que démocratique.

Nous voulons une Europe de la paix et du désarmement. Nous réclamons la dissolution de l’OTAN. L’Europe doit être solidaire des peuples et ouverte sur le monde. Tels sont quelques axes de notre campagne européenne.

jp32Pour la Région, nous réclamons –entre autres- la défense et la promotion des services publics. Nous faisons une différence très nette et fondamentalement politique entre services publics qui allient les intérêts des usagers et des agents et services au public qui peuvent être rendus par le privé dont l’objectif est avant tout lucratif.

Pour nous, la Région doit redevenir un agent économique. La concurrence « libre et non faussée » se veut une règle d’airain lorsqu’il s’agit de privatiser les profits ; elle s’assouplit quasi miraculeusement lorsqu’il s’agit de socialiser les pertes.

A noter à ce propos que les libéraux qui vitupèrent généralement sur la « Wallonie, région d’assistés », sont les premiers à soutenir l’intervention massive de l’Etat pour sauver les banquiers.

Nous préconisons un renforcement de la politique de construction et de réhabilitation de logements et un traitement humain et non bureaucratique des demandes de logement social. Nous continuons à défendre le développement du transport trimodal pour le fret de marchandises et celui du transport en commun pour les passagers.


 

Liste des candidates et candidats aux élections régionales – Arrondissement de Soignies 

 Effectifs

1. Jean-Pierre Michiels

Parti Communiste

Coordinateur de l’Association Culturelle Joseph Jacquemotte

Conseiller communal à La Louvière

2. Françoise Michel

Candidate d’ouverture

Enseignante

Ancienne présidente de la CGSP-Enseignement du Centre

3. Marcel Couteau

Parti Communiste

Ancien député, ancien bourgmestre et échevin

Conseiller communal et CPAS du Roeulx

4. Cécile Delcourt

Candidate d’ouverture

Technicienne de laboratoire

Militante associative

Suppléants

1. Stéphane Mansy

Parti Communiste

Animateur au Réseau Laïque de Solidarité

Ancien délégué CGSP-Administration

2. Nathalie Rozza

Parti Communiste

Educatrice en alphabétisation

Militante associative et syndicale

3. Jean-Pierre Duval

Parti Communiste

Technicien - papetier

Ancien conseiller communal Union Des Progressistes au Roeulx

4. Anne Mansy

Candidate d’ouverture

Educatrice en institution provinciale


Liste des candidates et candidats de la région pour les élections européennes

Edwin Penninckx

Ouvrier imprimeur

Ancien de Clabecq

Membre du Comité fédéral du Centre du Parti Communiste

Braine-le-Comte

Harmonie Gondry

Candidate d’ouverture

Etudiante en histoire à l’ULB

Le Roeulx

12:21 Écrit par Communiste, c'est mon parti ! dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Elections du 7 juin, dans la presse.

Présentation de la liste des candidat(e)s de la liste PC-GE (Parti Communiste - Gauche Européenne) pour l'arrondissement Soignies/La Louvière:

 

dhpixel basLa Dernière Heure du 31 mars 2009.

Cliquez sur l'image pour agrandir.


 

ngpixelsbas

La Nouvelle Gazette du 28 mars 2009.

Cliquez sur l'image pour agrandir.

 


 

 

antenne centreJournal télévisé d'Antenne Centre Télévision du 27 mars 2009 (4ème reportage):

http://www.antenne-centre.be/fullscreen.php5?file=2009-03-27-vendredi.flv


09:00 Écrit par Communiste, c'est mon parti ! dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/03/2009

Un an au Front National ...

Dans le cadre de  "La Semaine Contre Le Racisme", Le Réseau Laïque de Solidarité de La Louvière, La Ligue des Droits de L'Homme, l'Antifascist Collective Action et le Club Achille Chavée vous invitent à une causerie / rencontre (gratuite). Avec :

unanfnThierry HUART- EECKHOUDT

Auteur de "Un an au Front National " (Editions Luc Pire)

L’auteur,  licencié en Sciences Politiques (ULB), s’est infiltré au sein de ce parti d’extrême droite. Il a rencontré des dirigeants mais également des militants ... une plongée d'un an dans les méandres de la petite formation.  Où de vrais nazis côtoient des paumés et  pauvres hères. Un témoignage  passionnant que l’auteur vous propose de partager ... le Vendredi 27 mars 2009 à 19h au CLUB ACHILLE CHAVEE - 34, RUE ABELVILLE - LA LOUVIERE.

Infos: 064/26.38.20 ou jp.michiels@skynet.be

20:33 Écrit par Communiste, c'est mon parti ! dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

27/02/2009

Communiqués du Comité fédéral du Centre du Parti Communiste du 26 février 2009

Défendre le droit de grève

Le recours systématique aux forces de l'ordre et à la justice par les employeurs pour briser les piquets de grève, à l'instar de Carrefour lors de la dernière grève dans ses succursales, constitue une atteinte inacceptable au droit de grève.


L'argument du "droit au travail" qui est invoqué par les patrons est une fumisterie quand on connaît la manière dont la plupart d'entre eux considèrent l'emploi, les conditions de travail, le statut du personnel, les salaires...

Le Comité fédéral du Centre du Parti Communiste exprime sa totale solidarité avec les organisations syndicales qui ont entamé une action en justice pour défendre le droit de grève, un droit inaliénable.

 

bochLa faïencerie Boch doit vivre

Le Comité fédéral salue l'action menée, depuis plus d’une semaine, par les travailleuses et les travailleurs de Boch pour sauver leur entreprise et ainsi la production de la vaisselle à La Louvière.
 
Cette entreprise étant le coeur industrielle de la ville, les communistes encouragent toutes les initiatives pour y maintenir l'activité faïencière.

Ils appellent le gouvernement wallon à prendre toutes ses responsabilités pour sauver ce fleuron de l'industrie traditionnelle wallonne, y compris si des repreneurs privés ne se manifestent pas.

18:06 Écrit par Communiste, c'est mon parti ! dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/02/2009

La Louvière. Le personnel Ville et CPAS en action. Grève générale du 12 février 2009.

Photo013Tôt ce matin, les piquets CGSP-administration sont en place. Maison Communale, Bâtiment de CPAS, rue de Belle-Vue.

Brasero ou café. Les travailleuses et travailleurs se réchauffent. Réchauffer ? L'unité, ça sert à ça. On doit bien constater l'agréable sensation de voir naître une réelle force syndicale au sein du personnel de la ville de La Louvière. Un esprit fraternel, solidaire et combatif. Sans excès. Juste défendre ses droits. Avec dignité.

Jean-Pierre Michiels, conseiller communal à La Louvière, Sandro Baguet (section de La Louvière) sont présents ainsi que d'autres camarades accompagnant leur délégation solidaire : SETCa, métallo,.... Nous distribuons notre communiqué ("Il résume fort bien la situation", nous déclare un agent communal). Il est bien accueilli (voir ici: http://rouges-vifs.skynetblogs.be/post/6690415/communique-du-pc ) . C'est clair. Pas mal de gens l'ont déjà lu via les chaines mails ou internet. D'autres s'étonnent de ne jamais lire nos communiqués dans la presse régionale... Hé oui ...Pour ça , notamment, que nous développons l'info sur la toile (sites, blogs, forums...).

Des discussions s'engagent. Quand va-t-on réduire le nombre de statuts précaires pour doter l’ensemble du personnel communal d'un statut normal et motivant? Les milliards coulent à flot vers les entreprises et les banques, sans contrôle sur l’utilisation qui en sera faite. Et rien, ou presque, pour les salaires. Et la hausse des prix ! Sûr que ce sont toujours les mêmes qui trinquent...

Le malaise est plus profond que l’octroi de chèques-repas ... comme certain(e)s veulent le faire croire... le personnel de la ville aimerait voir la majorité en place PS-MR-UDSC s'occuper du bien-être de son personnel.

Ainsi, les infirmières de la maison de repos du Laetare, le secteur "ouvrier, les techniciennes de surface, le personnel administratif, le personnel soignant,les assistants sociaux, les aides familiales dénoncent des conditions de travail qui se détériorent (non-respect des horaires, absence de considération de la part des hiérarchies, la moitié du personnel qui n’est pas statutaire, outils de travail défectueux....).

Quelles réponses compte donner le collège aux revendications des agents communaux et CPAS louviérois ? Notre conseiller Communal, Jean-Pierre Michiels, sera vigilant lors du Conseil Communal de lundi prochain ! La section aussi !

16:18 Écrit par Communiste, c'est mon parti ! dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

07/02/2009

Solidarité avec la population de Gaza... au conseil communal...

brout4Notre conseiller communal, Jean-Pierre Michiels a porté un point  à l’ordre du jour du  conseil communal de La louvière du 26 janvier dernier, dénonçant le soutien financier et les crédits accordés par Dexia Israël, filiale de Dexia S.A. à la colonisation du territoire palestinien.

Une motion a été votée ( l'unanimité moins deux abstentions ). Elle reprend des éléments de son intervention ( demande en urgence au Holding Communal de saisir le conseil d’administration).

Voici l'intervention de Jean-Pierre:

L’actualité internationale a été marquée en ce début 2009, par les bombardements de l’armée israélienne sur la bande de Gaza, bombardements qui sous le prétexte de viser les militants du Hamas, ont fait plus de 1100 morts dont plus de 400 enfants et près de 200 femmes. On dénombre en outre plus de 5000 blessés. Le type d’armes dont semble s’être servi Tsahal laisse à penser que les blessures dont sont victimes de très nombreux civiles auront des effets irréversibles.

Aujourd’hui, un cessez-le feu semble se dessiner. Hélas les problèmes pour la population palestinienne restent entiers.

Je me permets de vous interpeller non pas sur la question politique du conflit qui n’est pas de compétence communale mais il me semble que, La Louvière, ville de paix, se doit de prendre certaines dispositions en la circonstance.

Je pense tout d’abord aux enfants palestiniens pour lesquels nous pouvons manifester notre solidarité de deux manières. A l’instar du bourgmestre de Charleroi, ne pourriez-vous pas interpeller les deux hôpitaux de la ville pour qu’ils proposent d’accueillir des enfants grièvement blessés pour y être soignés.

Les images de Gaza montrent des villes et camps entièrement dévastés ; des écoles ont été rasées. Une opération de récolte de matériel scolaire dans les écoles louviéroises au sein de nos deux réseaux si possible mais à tout le moins dans le réseau officiel me paraîtrait également utile.

Par ailleurs, ne conviendrait-il pas de mandater les administrateurs louviérois à l’assemblée et au CA de Dexia pour dénoncer le fait que, par l’intermédiaire de sa filiale israélienne, dénommée Otzar Hashilton Hamekomi (« Trésor du Pouvoir local »), spécialisée dans le financement des communes et collectivités locales israéliennes, Dexia participe au financement d’une politique illégale de colonisation du territoire palestinien et souhaiter sensibiliser et interpeller à ce sujet les membres du Conseil d’Administration de Dexia ainsi que ses actionnaires publics afin qu’il soit mis fin immédiatement à cette pratique qui soutient une stratégie d’enlisement du conflit, contraire au droit international. Je tiens à préciser que La Louvière ne serait pas isolée en défendant une telle position puisque notamment Viroinval et Forest ont décidé de le faire.

Proposition de motion:

Le conseil communal de La Louvière

Dénonce le soutien financier et les crédits accordés par Dexia Israël, filiale de Dexia S.A.

Demande en urgence au Holding Communal de saisir le conseil d’administration de Dexia S.A. afin que celui-ci :

  • dénonce publiquement la politique de sa filiale israélienne
  • limoge pour faute grave les responsables de sa filiale israélienne
  • redéfinisse clairement et publiquement les missions de sa filialeisraélienne
  • mette sous tutelle sa filiale israélienne afin que plus aucune colonie illégale israélienne ne soit financée par Dexia
  • mène une enquête interne afin de savoir quels responsables de Dexia S.A. ont soutenu ou connaissaient la politique menée par sa filiale israélienne

12:32 Écrit par Communiste, c'est mon parti ! dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/02/2009

Arrêtons la casse sociale !

btroutchoux2Le gouvernement ne peut plus le dissimuler : l’année 2009 sera très dure pour la population. Selon l'Institut des comptes nationaux, (ICN) notre pays devrait enregistrer, en 2009, une croissance négative de 1,7 %. Il faut remonter à la Seconde Guerre mondiale pour trouver pareille chute. Pour le ministre de l'Entreprise et de la Simplification, Vincent Van Quickenborne, il devrait y avoir 56.700 chômeurs de plus à la fin de l’année.

Au même moment, la Commission européenne ressort ses salades nauséabondes habituelles : « Si elle veut stimuler sa compétitivité et donc son niveau d’emploi, la Belgique doit réduire davantage la pression fiscale sur le travail, assurer une meilleure concurrence sur les marchés du gaz et de l’électricité, et dynamiser son marché du travail, en revoyant notamment sa politique d’allocations de chômage ». Message reçu cinq sur cinq par le grand patronat. Un exemple : la toute grosse majorité des entreprises technologiques belges affiliées à la fédération Agoria sont favorables à l’introduction du chômage temporaire pour les employés, une mesure déjà préconisée par la Fédération des entreprises de Belgique (FEB).

Par contre,  pas question de toucher aux avantages des actionnaires, même quand les firmes délocalisent ou licencient en masse.


Plus personne ne le nie : le capitalisme est en crise. Et on parle de le « moraliser » ? Mais le capitalisme, de par sa nature même, mercantile et basée sur l’exploitation sans bornes des êtres et de la nature, n'a rien à faire de considérations  morales. Il s’agit donc d’œuvrer à un retour de la puissance publique,  de sortir du « tout au marché » les pans de l’économie durement touchés par les conséquences de la « logique » ultralibérale.

Les milliards coulent à flot vers les entreprises et les banques, sans contrôle sur l’utilisation qui en sera faite. Et rien, ou presque, pour les salaires et les allocations sociales.

Construire un nouveau mode de développement au service des gens appelle une autre distribution des richesses produites et une autre utilisation des finances publiques et privées.

Le gouvernement a généreusement arrosé et arrosera peut-être encore les grandes banques défaillantes.  Il laisse les coudées franches aux grands actionnaires sans la moindre garantie que ceux-ci ne se rempliront pas les poches avec les deniers publics. Et il ne cache pas que la note sera présentée aux contribuables quand il s’agira d’en revenir à l’équilibre des finances de l’Etat. Avec quel retour, si n’est des restructurations tueuses d’emplois ? Ainsi Dexia vient d’annoncer, à son tour, la liquidation de 700 postes de travail dont la moitié en Belgique.

C’est pourquoi le parti communiste prône la création d’un pôle financier public au service d’une politique ambitieuse de l’emploi, non délocalisable et de qualité, de la formation et de l’innovation. Il se battra pour une véritable politique publique de développement soutenable, qui laisse une part importante aux alternatives vertes (transports publics, isolation du bâti, énergies renouvelables,…) et s’axe sur la qualité et le bien-être de la population plutôt que sur le profit.

Le PC  fera de  ces axes des thèmes de campagne majeurs d’ici les élections régionale et européenne.

Communiqué du Bureau Politique du PC

14:31 Écrit par Communiste, c'est mon parti ! dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/02/2009

Communiqué du PC

Un préavis de grève n’est jamais indécent…

broutchoux… il est l’aboutissement d’un processus, parfois très long, d’exaspérations, de frustrations, d’incompréhensions, … Celui déposé par les agents communaux et CPAS louviérois affiliés à la CGSP n’échappe pas à la règle. Ce préavis est légitime. Le nier est faire preuve d’un autisme politique et social inadmissible.

Inadmissible aussi le chantage récurrent fait aux travailleurs par les autorités communales !

1er chantage. En octobre 2008, les travailleurs lancent un « mini » mouvement revendicatif pour leur pouvoir d’achat et les nominations du personnel. Il faut savoir que la ville fonctionne (bien ou mal, mais elle fonctionne) avec plus de la moitié du personnel qui n’est pas statutaire. Le bourgmestre annule unilatéralement le Téléthon sous le prétexte fallacieux que les travailleurs ne monteraient pas le chapiteau. Or, ceux-ci s’étaient organisés pour exécuter le travail.

2ème chantage. Une des revendications se concrétise par l’octroi de chèques-repas. Insistons, pour les citoyens, que ces chèques-repas représentaient par travailleur un gain très modeste mais apprécié par les temps qui courent. Nous sommes à ce moment en pleine élaboration du budget. Plutôt que d’inclure l’augmentation salariale dans le budget en articulant différemment ou en réduisant certains postes, la majorité ajoute le montant des chèques-repas promis, rendant dans le même temps les travailleurs responsables du déficit causé par ces chèques-repas. Or, la ville étant sous tutelle, toute dépense supplémentaire est tributaire de l’aval du gouvernement wallon. La manœuvre est claire comme de l’eau de roche : si la tutelle dit oui, la majorité s’enorgueillira de sa générosité ; si elle dit non, elle s’en lavera les mains en rendant responsable la tutelle.

3ème chantage. Le préavis du 12 février a inspiré une note de la présidente du CPAS dans laquelle elle avertit : « Le CPAS (…) craint les actions de grève qui prendraient en otage les pensionnaires. » Le bourgmestre ne fait rien d’autre dans la presse -si ses propos ont bien été répercutés- lorsqu’il dit : « Il (le personnel) se fait embrigader par quelques irresponsables.
voir ici: http://storage.canalblog.com/46/03/72222/35526898.jpg )..

Cette référence systématique aux « usagers pris en otages » et aux « agitateurs irresponsables » est typique du langage anti-syndical de la droite.

Etrange de la part de mandataires socialistes, à moins qu’il ne soit révélateur de l’alliance majoritaire que le PS a privilégiée avec le MR. Et à propos d’alliance majoritaire, nous sommes interpellés par le silence assourdissant des alliés para-syndicalistes de la majorité représentés par l’UDSC.

En ce qui concerne les communistes louviérois,

* Ils expriment leur totale solidarité avec les agents communaux louviérois et soutiennent leurs revendications.

* Ils saluent l’action unitaire entre les services qui traduit le malaise profond au sein du personnel communal et pas seulement dans l’un ou l’autre service et souligne ainsi la solidarité au sein du personnel.

* Ils appellent la population à exprimer sa solidarité avec le personnel dont les conditions de travail et un statut stable sont aussi un gage d’un meilleur service rendu.

La Louvière, le 4 février 2009.

Section louviéroise du Parti Communiste

20:45 Écrit par Communiste, c'est mon parti ! dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/01/2009

Téléphonie mobile, notre santé ou celle des profits des opérateurs?

antennerelaisDiverses études scientifiques de premier plan pointent aujourd’hui les dangers potentiels des antennes GSM. Nous baignons aujourd’hui dans un brouillard électromagnétique dont l’intensité croît exponentiellement suite à l’avènement des GSM (plus de 2 milliards sur la planète) et des réseaux internet sans fil. 

Une volumineuse étude intitulée « Bio Initiative » sur l’état de la recherche consacrée aux pollutions électromagnétiques et à leurs conséquences sanitaires compilant plus d’une centaine d’études, a notamment relevé une augmentation du risque de cancers (leucémie infantile, tumeur au cerveau, cancer du sein,…), de modification du système nerveux et de dysfonctionnements du cerveau (maladie d’Alzheimer,…), de modification de l’ADN ou encore d’affaiblissement du système immunitaire.

Ces résultats scientifiques interpellent et il convient dès lors d’appliquer avec fermeté le principe de précaution. En face, occupés à leur course aux profits, les opérateurs privés de téléphonie mobile  ne s’encombrent pas, eux, de ces questions.  Ne reculant devant rien, ils ont osé attaquer en justice la Région Bruxelloise qui avait édicté des normes plus strictes que l’Etat Fédéral.  Heureusement, la Cour Constitutionnelle vient de donner raison à la Région Bruxelloise.  Les régions ont donc aujourd’hui tout loisir d’établir des normes d’émissions inférieures à celles prévues dans la législation fédérale.

Le ministre Antoine propose de s’appuyer sur cet arrêt afin d’établir une norme wallonne à 3Volts/mètre.  C’est largement insuffisant. Nous proposons pour notre part de suivre les recommandations scientifiques de la plus grande étude réalisée à ce jour et d’imposer 0.6V/m.

En juin, voter communiste, ce sera également voter pour votre santé et celle de vos enfants.

NB : Pour celles et ceux qui lisent l’anglais, un résumé de 28 pages de cette étude est disponible à l’adresse :  http://www.bioinitiative.org/report/docs/section_1.pdf

16:59 Écrit par Communiste, c'est mon parti ! dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/12/2008

Bons congés de fin d'année à toutes et tous !

decoration

17:54 Écrit par Communiste, c'est mon parti ! dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |