06/02/2009

Arrêtons la casse sociale !

btroutchoux2Le gouvernement ne peut plus le dissimuler : l’année 2009 sera très dure pour la population. Selon l'Institut des comptes nationaux, (ICN) notre pays devrait enregistrer, en 2009, une croissance négative de 1,7 %. Il faut remonter à la Seconde Guerre mondiale pour trouver pareille chute. Pour le ministre de l'Entreprise et de la Simplification, Vincent Van Quickenborne, il devrait y avoir 56.700 chômeurs de plus à la fin de l’année.

Au même moment, la Commission européenne ressort ses salades nauséabondes habituelles : « Si elle veut stimuler sa compétitivité et donc son niveau d’emploi, la Belgique doit réduire davantage la pression fiscale sur le travail, assurer une meilleure concurrence sur les marchés du gaz et de l’électricité, et dynamiser son marché du travail, en revoyant notamment sa politique d’allocations de chômage ». Message reçu cinq sur cinq par le grand patronat. Un exemple : la toute grosse majorité des entreprises technologiques belges affiliées à la fédération Agoria sont favorables à l’introduction du chômage temporaire pour les employés, une mesure déjà préconisée par la Fédération des entreprises de Belgique (FEB).

Par contre,  pas question de toucher aux avantages des actionnaires, même quand les firmes délocalisent ou licencient en masse.


Plus personne ne le nie : le capitalisme est en crise. Et on parle de le « moraliser » ? Mais le capitalisme, de par sa nature même, mercantile et basée sur l’exploitation sans bornes des êtres et de la nature, n'a rien à faire de considérations  morales. Il s’agit donc d’œuvrer à un retour de la puissance publique,  de sortir du « tout au marché » les pans de l’économie durement touchés par les conséquences de la « logique » ultralibérale.

Les milliards coulent à flot vers les entreprises et les banques, sans contrôle sur l’utilisation qui en sera faite. Et rien, ou presque, pour les salaires et les allocations sociales.

Construire un nouveau mode de développement au service des gens appelle une autre distribution des richesses produites et une autre utilisation des finances publiques et privées.

Le gouvernement a généreusement arrosé et arrosera peut-être encore les grandes banques défaillantes.  Il laisse les coudées franches aux grands actionnaires sans la moindre garantie que ceux-ci ne se rempliront pas les poches avec les deniers publics. Et il ne cache pas que la note sera présentée aux contribuables quand il s’agira d’en revenir à l’équilibre des finances de l’Etat. Avec quel retour, si n’est des restructurations tueuses d’emplois ? Ainsi Dexia vient d’annoncer, à son tour, la liquidation de 700 postes de travail dont la moitié en Belgique.

C’est pourquoi le parti communiste prône la création d’un pôle financier public au service d’une politique ambitieuse de l’emploi, non délocalisable et de qualité, de la formation et de l’innovation. Il se battra pour une véritable politique publique de développement soutenable, qui laisse une part importante aux alternatives vertes (transports publics, isolation du bâti, énergies renouvelables,…) et s’axe sur la qualité et le bien-être de la population plutôt que sur le profit.

Le PC  fera de  ces axes des thèmes de campagne majeurs d’ici les élections régionale et européenne.

Communiqué du Bureau Politique du PC

14:31 Écrit par Communiste, c'est mon parti ! dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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