29/02/2008

Mini festival du film social

Le Club Achille Chavée, le Cepré / FGTB en collaboration avec le Studio Théâtre de La Louvière présentent:
  • Le lundi 10 mars, à 19h00, salle Henri Andris – 23, rue Aubry à Haine-Saint-Paul  « Le zoo, l’usine et la prison », de Jean-Pierre Grillez.

    Sur fond de fermeture d’entreprise, de difficultés de vie dans les cités, de xénophobie, … le film montre à travers le personnage de Nora, jeune femme d’origine immigrée, la colère, la violence et la solidarité. Le film sera suivi d’un débat sur le thème : le syndicalisme, le militantisme, face aux problèmes de la cité. Débat avec Jean-Pierre GRIEZ, réalisateur ; Stéphane MANSY, éducateur de rue, un sociologue, un syndicaliste et un représentant d’un mouvement d’Education permanente
  • Le jeudi 13 mars, à 19 h00 au Club Achille Chavée – 34, rue Abelville à La Louvière « The Take » de Avi Lewis et Naomi Klein.

    Film documentaire critique de la politique économique catastrophique de l’ère Menem en Argentine, et de la prise (The Take) en main par les travailleurs d’une usine et de leur destin. Débat sur les expériences autogestionnaires en Argentine avec (sous réserve) Natalia Hirtz, étudiante argentine à l’ULB.

  • Le samedi 15 mars, à 19 h00, hall de la FGTB Centre – 23, rue Aubry à Haine-Saint-Paul: « Le Dernier des Hommes » de Friedrich Murnau.

    Film classique muet retraçant le combat d’un portier d’hôtel prestigieux à qui la direction, à cause de son grand âge, a supprimé l’uniforme le reléguant à des tâches humiliantes. Il s’agit d’une projection concert : Christian Leroy assurant l’accompagnement musical du film.

    Débat sur le thème de « Travail, chômage et conscience de classe » avec Christian Leroy, Mateo Allaluf et Jean-Claude Vandermeeren.

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26/02/2008

Des conseillers communaux communistes? Ben oui, c'est important !

nico2Des conseillers communaux communistes? Ben oui, c'est important ! C'est la défense des familles ouvrières, des conditions de travail et des emplois communaux (1). C'est dénoncer publiquement les injustices et les discriminations. C'est un subtil mélange de refus et de propositions. Mais toujours à partir d'une conception de gauche de la société.


Discriminations dans les garderies du fondamental.
La problématique des garderies dans les écoles du fondamental est manifestement complexe (voire épineuse). C’est un service qui coûte à la ville et, d’un autre côté, il paraît aller de soi que les enseignants ne peuvent accepter de travailler gratuitement. La vocation ou le dévouement ont des limites compréhensibles. Il est donc indispensable de trouver une solution pour continuer à rendre ce service aux parents. Celle envisagée l’est, semble-t-il, par un appoint de chômeurs et chômeuses inscrits à l’agence locale pour l’emploi, moyennant une formation spécifique.
Le premier constat est la précarisation d’une fonction relativement importante dans le milieu scolaire. C’est, en soi, préoccupant. La recherche d’économies ouvre la porte à des solutions qui paraissent fort discutables. Cependant au passage que les conditions énumérées dans une note adressée à Mme Ghiot ( échevine PS, responsable Agence Locale pour l'Emploi - ALE) pour le recrutement des candidats et candidates sont sensiblement les mêmes que celles reprises dans l’arrêté exécutif de la Communauté française. Deux de ces conditions on fait tiquer le PC. Notamment, notre représentant (2) au sein de l'assemblée générale de l'ALE , Sandro Baguet, lors de la réunion de novembre. Une remise emise en cause prolongée lors du Conseil Communal de décembre par le biais du porte-parole de la fédération du Centre, Jean - Pierre Michiels (élu sur la liste ouverte Ecolo).
  • La 1ère condition est liée à la nationalité : il faut être belge ou ressortissant de la CEE. " Dans le cadre des efforts que la ville s’impose pour accueillir les « citoyens du monde », ne pourrait-on déroger à cette condition pour permettre à une personne non belge et non communautaire européenne inscrite à l’ALE et dont les compétences pourraient être utiles dans les tâches de surveillance, de postuler. Je pense que des dérogations peuvent être faites dans l’enseignement, cela me paraît s’indiquer dans ce cas-ci. Ce serait, en tout cas, une mesure moins discriminatoire à l’égard de nos concitoyens extra-européens." a soutenu publiquement, Jean - Pierre Michiels lors du Conseil communal
  • La 2ème condition est liée à la santé. Dans l’arrêté, la condition est libellée comme suit (c’est le point 3 de l’article 4 du chapitre II) : « produire un certificat médical de six mois de date au maximum, attestant que la personne candidate se trouve dans des conditions de santé telles qu’elles ne puissent mettre en danger celle des enfants confiés à leur surveillance ». Or dans la note il est simplement écrit « être en bonne santé ». La notion de « bonne santé » est vague ; elle révèle, comme disait l’autre, un état précaire qui ne dit rien qui vaille. Notre Camarade propose " qu’il convient d’en rester à l’intitulé de l’arrêté qui est plus précis et moins discriminant."
Un peu embarassés, les responsables doivent revoir leurs copies. Les autorités communales rediscuteront. Décisions seront prises début 2008. Nous serons vigilants !

"Campagne belle ville".
La campagne va s’attaquer au problème important de propreté que rencontre la ville de La Louvière et c’est en soi une bonne initiative. Apparemment elle va permettre de redonner des moyens pour des missions communales qui avaient été abandonnées ou qui faisaient amplement défaut.
Lors du Conseil Communal, Jean-Pierre a émis quelques remarques car manifestement l’accent va être mis sur la communication pour sensibiliser et responsabiliser les citoyens. Constatons encore une fois que les citoyens seront considérés comme des sujets et non comme des acteurs même si c’est à eux que l’on demande de faire des efforts. En effet, il faudra qu’ils adhèrent aux objectifs de la campagne de gré ou de force (la répression est clairement annoncée). A aucun moment, la campagne n’envisage une participation des citoyens au processus de décision dans le cadre d’une démocratie participative véritable. On est loin des déclarations d’intention du tout début de la mandature PS-MR-UDSC…
C’est dommage car nous sommes convaincus que la campagne serait d’autant plus efficace et l’adhésion des louviérois d’autant plus forte qu’ils auraient leur mot à dire en amont de cette campagne au lieu de donner leur avis au hasard de rencontres dites citoyennes d’information. Il faut intégrer davantage de participation ! Ce qui demande bien plus que la seule communication. Cela demande de la pédagogie, de la formation, de l’écoute et la prise en considération des propositions. Bref une relation ascendante de la population vers les autorités communales plutôt que descendantes de celles-ci vers les administrés.
Dans la note introductive, il est question de prévention et notamment d’informer les citoyens sur les pratiques d’éco-gestion, notamment la réduction de la quantité des déchets. Nous pensons que si l’on veut réduire la quantité de déchets, on ne peut pas faire l’impasse du problème de leur production, notamment les emballages, la multiplication des journaux publicitaires, la non récupération des vidanges,… Focaliser cette question sur une culpabilisation des citoyens ne permet en rien de résoudre durablement cet… embarrassant problème.
Pour conclure, Jean - Pierre Michiels s'insurge: "au moment où l’on va demander des efforts plus importants aux citoyens dans le tri de leurs déchets, l’IDEA annonce qu’elle n’assurera plus la collecte des encombrants à partir de janvier 2008. et que ce ramassage sera payant. N’est ce pas là donner un signal très négatif aux citoyens, dans le style « Faites un effort et payez-le ! » Envisage-t-on une diminution de la taxe communale pour compenser ce que les louviérois devront débourser ? Envisage-t-on de créer un service communal de ramassage pour aider les personnes âgées ou à mobilité réduite ? Ne craignez-vous pas, à cause de cette décision, la prolifération de nouveaux dépôts clandestins que nous voudrions tous voir disparaître ?"
1. Sous prétexte d'anticiper sur l'éventualité d'un arrêt de subvention dans le cadre de la politique des grandes villes par le futur gouvernement fédéral, les autorités communales ont donné un préavis pour absence de subsides aux membres du personnel. Entre 30 et 40 personnes sont concernées : à la Maison des associations, éducateurs de rue, diverses asbl communales, ... Dès le départ, le PC s'est rangé du côté des travailleurs menacés de licenciements.

2. L'élection de JP Michiels a permis au Parti d'avoir des représentants dans plusieurs asbl communales. Maison du sport : Christian Quinet, Maison de l'urbanisme : Cesare Russo, La Louvière Expo : Jean-Pierre Michiels, Agence locale pour l'emploi : Sandro Baguet.

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21/02/2008

Démocratie à Cuba: aller au-delà des clichés !

checastroLa récente confirmation de la non candidature de Fidel Castro pour la présidence du Conseil d’Etat et comme commandant suprême de l’armée cubaine est l’occasion d’une certaine agitation chez nous. Pas plus tard que ce matin, un chroniqueur de la RTBF radio s’est fendu d’une petite phrase dans laquelle il associait les noms de Fidel Castro et d’Adolf Hitler. Symptomatique.

Je ne considère pas le système cubain comme un modèle absolu de démocratie mais je trouve l’information reçue suffocante. Questionnons les fonctionnements démocratiques ... mais questionnons les partout et sur base de faits.

Je n’ai pas le temps d’aborder ici et avec suffisamment de rigueur ce thème foisonnant qu’est la démocratie, thème que l’on aimerait voir débattu avec autant de ferveur en ce qui concerne "notre société" alors nombre de nos droits démocratiques sont mis à mal (lutte contre le "terrorisme, vidéo-surveillance,...). Toutefois, vu l’actualité cubaine, il m’a semblé utile de donner quelques chiffres afin de nourrir la réflexion de chacun sur ce qui se passe à Cuba et la façon dont cela est relayé par nos médias.

- Le nouveau Parlement cubain, a été élu lors d’élections auxquelles la très grande majorité de la population cubaine a participé. Plus de 95% des électeurs se sont rendus aux urnes, ceci alors que le vote n’est pas obligatoire à Cuba. A titre de comparaison, aux Etats Unis, ils sont aux alentours de 30% à voter lors des divers scrutins, en France 50%. Chez nous, le vote est obligatoire mais l’abstention croissante.
- La composition du Parlement cubain est avec 42% de femmes (ce qui place Cuba à la 6ème place au niveau mondial looooiiiinnnnn devant la Belgique de papa), 29% de travailleurs, 61 % de parlementaires nés après la révolution, 63% de nouveaux et un âge moyen de presque 50 ans, un bon reflet de la société cubaine. Chez nous on compte environ 1% de travailleurs sans diplôme supérieur au Parlement et le nombre de néophytes est très faible.
- La législation cubaine interdit formellement au parti communiste de désigner des candidats. « Aucun parti n’a le droit de présenter des candidats. La postulation des candidats est directement effectuée par les électeurs eux-mêmes lors d’assemblées publiques. Le Parti communiste n’est pas une organisation électorale, et par conséquent, il ne peut ni se présenter aux élections ni désigner des candidats [
1] ».
- A Cuba 50% des candidats au Parlement sont désignés par les habitants des quartiers. Les 50% restants le sont via les organisations sociales. C’est le syndicat qui préside les commissions pour désigner les candidats. Pour avoir la liste définitive des 614 candidats, il y aura eu pas moins de 2 millions cubains qui auront été consultés.
- On a vu et entendu les sommes faramineuses que les candidats à la maison blanche amassent afin d’assurer leur campagne de marketing électoral. Les dépenses de campagne s’élèvent à plusieurs centaines de millions de dollars. Cet aspect financier constitue bien évidemment un facteur majeur de sélection économique des élus. Une entaille démocratique énorme. Chez nous, j’ai eu l’occasion de pointer les écarts budgétaires et leur impact direct sur le résultat des élections [
2]. A Cuba, pas un seul élu ne dépense le moindre centime de sa poche dans des campagnes électorales.

On doit dénoncer les atteintes à la liberté d’expression à Cuba. Nous nous battons pour ce droit ici, nous devons le défendre là-bas. Il y a environ 230 prisonniers politiques [3] à Cuba. (Sans compter bien évidemment ceux, non jugés, de Guantanamo qui même s’ils sont sur l’île de Cuba doivent être portés au nombre des prisonniers d’opinion des USA.) C’est peu mais c’est 230 de trop. On peut dénoncer l’absence d’un multi-partisme à l’occidentale à Cuba. En la matière, j’ai tendance à n’aimer ni les monopoles ni les oligarchies partidaires telles que nous les connaissons en Europe et plus encore aux Etas-Unis.

Toutefois ces revendications ne peuvent être portées seules sans réclamer dans le même temps la fin de l’embargo et des campagnes massives de pression (allant jusqu’au terrorisme d’Etat ainsi que c’est aujourd’hui officiel) exercées par les Etats-Unis depuis 1959 et la chute du régime dictatorial de Fulgencio Batista. Soyons honnêtes, les Etas-Unis se fichent comme de colin-tampon d’instaurer la démocratie et ils commercent depuis toujours avec les pires dictatures qu’ils n’hésitent jamais à soutenir au détriment de la démocratie (qui a oublié le Chili ?). Par contre, ils veulent à tout pris instaurer le main-mise du monde économique sur les peuples et le capitalisme (que l’on peu qualifier de sauvage si l’on n’a pas peur des redondances).

Cuba ce n’est pas l’Eden. La démocratie y est toutefois infiniment plus présente qu’avant la révolution cubaine et loin de l’image tronquée que donnent nos médias.

S’il est toujours utile de questionner la démocratie, cela n’a de sens que si on la questionne en tous temps et en tous lieux. Aussi aux Etats-Unis quand on y invalide des centaines de milliers de bulletins de vote d’électeurs noirs, aussi en Europe quand on tente de faire passer une Constitution européenne (rebaptisée Traité de Lisbonne) sans consulter les peuples, aussi en Belgique lorsque ce sont les partis qui à 90% désignent celles et ceux qui seront nos élus en les mettant en ordre utile sur les listes. Et puis la démocratie, ce n’est pas juste une élection tous les 4 ans. C’est un processus participatif. Ce sont des mandats révocables. C’est de la démocratie dans toutes les sphères de la société, à commencer par nos lieux de travail. Etc.

Si on veut discuter de la démocratie, ouvrons véritablement le débat ! Sans cela, c’est perdre toute crédibilité.

Pierre Eyben

Notes

[1] Source : http://www.parlamentocubano.cu/Preg....

[2] Source : Quel accès aux médias pour les petites formations politiques ?.

[3] Source : Amnesty International

08:18 Écrit par Communiste, c'est mon parti ! dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |