17/12/2007

Interventions de Jean-pierre Michiels, Conseil Communal de La Louvière

ASBL

Trois questions

sport1) à propos de la Maison des Sports : dans le dossier de l’an passé pour l’exercice 2005 ; les résultats de l’exercice indiqués étaient de 41.796,44 €. Or, dans le dossier de cette année, il est question d’un résultat de – 8.203,56 € pour l’exercice 2005. Comment expliqué vous cette différence de 50.000 € ?

2) à propos de Logicentre : pour quelle raison n’y a-t-il pas de budget pour 2007 ?

3) Un certain nombre d’ASBL ne sont plus présentées dans le dossier : cela signifie-t-il qu’elles reçoivent à présent moins de 2.478,94 € ? Ce qui signifie qu’une série d’ASBL a vu fondre gravement la subvention communale. Or dans les rapports de l’an passé, les conclusions attiraient l’attention de l’importance de cette subvention ? Que sont donc devenues l’ASBL Voyages et Découvertes, le Centre Dramatique de Wallonie, La Louvière Expo, le syndicat d’initiative de La Louvière et d’haine-Saint-Pierre, le Centre de la gravure et de l’image imprimée ? la communauté urbaine du centre, pirouline, les Petits câlins ? La cote part de la Louvière à la CUC était d’un peu plus de 9.000 €. A-t-on réduit notre participation de façon aussi importante ? Est-ce prémonitoire à une liquidation comme à Charleroi ?

 Maison de quartier d’Houdeng-Aimeries

houdengAVerra-t-on un jour cette maison de quartier ? On peut se poser la question étant donné les péripéties qui se succèdent depuis la décision de l’aménager. Le moins que l’on puisse dire est que ce dossier a été mal emmanché. Aujourd’hui, nous sommes devant une échéance très rapprochée avec un risque de ne pouvoir recevoir les subsides de la politique des grandes villes si les crédits ne sont pas engagés avant le 31 décembre 2007, c’est-à-dire dans moins d’un mois et demi. Est-ce réalisable ? Je suppose que des contacts ont déjà été pris sans attendre le conseil ? Qu’en est il ?

Et puis, au risque de passer pour un monomaniaque, je m’interroge sur la pérennité de cette maison si la politique des grandes villes n’est pas reconduite comme cela est fort vraisemblable et si la région wallonne n’accepte pas de suppléer les renoncements annoncés du toujours futur gouvernement fédéral ?

Quelle sera l’attitude de la majorité, si la ville doit financer seule les projets initiés par la politique des grandes villes ? A plusieurs reprises, j’ai demandé que l’on discute de la politique de proximité qui risque d’être compromise faute de subsides. Je renouvelle cette demande.

 Site Boch-Kéramis.

bochLa question que j’ai posée lors du précédent conseil et qui a été débattue à huis clos, revient sur le tapis.

Ce dossier de rénovation du site Boch-Kéramis nous met particulièrement mal à l’aise. Personne ne contestera la nécessité de rénover ce chancre. Mais nous avons le sentiment en ayant approuvé le projet initial d’avoir acheté un chat dans un sac. Ce projet ne cesse d’évoluer, de se transformer et nous nous sentons particulièrement démunis pour en apprécier à leur juste valeur des décisions qui nous échappent. Nous avons également le sentiment que ce projet exclut imperceptiblement bon nombre de nos concitoyens. Nous avons l’impression face à l’approximation des réponses que soit on navigue à vue, soit qu’un agenda caché existe mais échappe au contrôle des élus. Le conseil étant transformé en chambre d’entérinement.

Restons au niveau du cinéma qui est le point qui nous préoccupe ici. Un cinéma devait être partie intégrante de cette rénovation urbaine. Au départ, un opérateur de la ville est venu avec un projet soutenu par la ville. Il devait s’intégrer dans un ensemble cohérent. On nous dit aujourd’hui que ce projet n’est plus de mise (ce qui est contredit par l’opérateur). On nous dit ne plus avoir de nouvelle de l’opérateur ; celui-ci nous dit ne plus en avoir de la ville. Lors du huis clos du mois passé, il est apparu nettement que cet opérateur n’entrait plus dans les vues de la ville. Qu’un projet de cinéma restait une possibilité dans l’aménagement de ce nouveau quartier. On aimerait voir plus clair dans les intentions. On nous dit que l’opérateur n’a pas les reins assez solides ; on va achever de les lui briser en lui proposant une somme nettement inférieure à ce qui a été investi par l’opérateur.

On nous parle de site pollué. J’aimerais connaître l’historique de ce dossier. Comment se fait-il que la priorité qui semble avoir été accordée pour la dépollution du site ait été retirée et que l’on ait continué à faire cohabiter avec ce site pollué des travailleurs, des riverains,… ?

Il est déplorable que la majorité sacrifie un opérateur culturel important dans la ville. Une famille qui a maintenu à bout de bras l’existence d’un cinéma au centre ville. Non seulement, c’est un facteur de développement économique et commercial, mais c’est aussi un facteur de lien social étant donné l’importante fréquentation des salles, notamment par de nombreux jeunes. C’est aussi, indépendamment de l’aspect strictement commercial de la diffusion de certains films, un facteur de développement culturel grâce à la collaboration avec le ciné-club du Centre culturel.

Nous souhaitons connaître quels sont les projets de la majorité ? Y a-t-il des contacts, voire des accointances avec d’autres opérateurs extérieurs à la ville ou à la région ?

On nous a dit vouloir défendre le principe de l’existence d’un cinéma arts et essais à La Louvière, mais il n’échappera à personne que cela est totalement illusoire s’i ce projet ne s’appuie pas sur une structure commerciale solide.

Autant de questions qui, si elles ne peuvent recevoir de réponse ce soir, devraient être au centre d’un débat démocratique élargi aux opérateurs culturels et économiques.

Campagne belle ville

ecologieLa campagne va s’attaquer au problème important de propreté que rencontre notre ville et c’est en soi une bonne initiative. Apparemment elle va permettre de redonner des moyens pour des missions communales qui avaient été abandonnées ou qui faisaient amplement défaut.

Quelques remarques cependant :

  •  je ne suis pas sûr que choisir la photo de déchets pour encourager les citoyens à rendre la ville propre soit clairement perceptible comme un message positif à leur adresser pour rendre la ville belle… 
  • manifestement l’accent va être mis sur la communication pour sensibiliser et responsabiliser les citoyens. Constatons encore une fois que les citoyens seront considérés comme des sujets et non comme des acteurs même si c’est à eux que l’on demande de faire des efforts. En effet, il faudra qu’ils adhèrent aux objectifs de la campagne de gré ou de force (la répression est clairement annoncée). A aucun moment, la campagne n’envisage une participation des citoyens au processus de décision dans le cadre d’une démocratie participative véritable. On est loin des déclarations d’intention du tout début de la mandature…C’est dommage car nous sommes convaincus que la campagne serait d’autant plus efficace et l’adhésion des louviérois d’autant plus forte qu’ils auraient leur mot à dire en amont de cette campagne au lieu de donner leur avis au hasard de rencontres dites citoyennes d’information. Je pense qu’il n’est pas trop tard pour intégrer davantage de participation ; ce qui demande bien plus que la seule communication. Cela demande de la pédagogie, de la formation, de l’écoute et la prise en considération des propositions. Bref une relation ascendante de la population vers les autorités communales plutôt que descendantes de celles-ci vers les administrés. En commission, une chose m’a frappé, c’est que l’on espère que l’échange avec les citoyens ne sera pas en sens unique, du haut vers le bas. Mais si l’on veut vraiment une communication dans les deux sens, un véritable échange, il faut une volonté politique d’y aboutir… et pas seulement de l’espoir sans changer le mode de fonctionnement.Des exemples existent : ce ne serait pas honteux de s’en inspirer. Et je rassure les sceptiques : la démocratie participative ne met pas de limite à la démocratie représentative ; au contraire, elle lui donne davantage de force dans le cadre d’une confiance retrouvée envers le politique.
  • pourquoi ne pas reconstituer une commission environnementale ouverte aux citoyens. J’entends bien que l’on va réunir les « partenaires » mais il faut bien constater que ces partenaires sont surtout des institutionnels. Sans doute précieux dans ce type de campagne mais on se priverait certainement de personnes ressources si l’on élargissait pas un comité d’accompagnement à des citoyens compétents.
  • dans la note introductive, il est question de prévention et notamment d’informer les citoyens sur les pratiques d’éco-gestion, notamment la réduction de la quantité des déchets. Je pense que si l’on veut réduire la quantité de déchets, on ne peut pas faire l’impasse du problème de leur production, notamment les emballages, la multiplication des journaux publicitaires, la non récupération des vidanges,… Focaliser cette question sur une culpabilisation des citoyens ne permet en rien de résoudre durablement cet… embarrassant problème.
  • enfin, au moment où l’on va demander des efforts plus importants aux citoyens dans le tri de leurs déchets, l’IDEA annonce qu’elle n’assurera plus la collecte des encombrants à partir de janvier 2008. et que ce ramassage sera payant. N’est ce pas là donner un signal très négatif aux citoyens, dans le style « Faites un effort et payez-le ! » Envisage-t-on une diminution de la taxe communale pour compenser ce que les louviérois devront débourser ? Envisage-t-on de créer un service communal de ramassage pour aider les personnes âgées ou à mobilité réduite ? Ne craignez-vous pas, à cause de cette décision, la prolifération de nouveaux dépôts clandestins que nous voudrions tous voir disparaître ?

18:41 Écrit par Communiste, c'est mon parti ! dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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