13/09/2007

Point complémentaire relatif aux licenciements des APP.


 

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La Louvière. Conseil Communal de septembre 2007.

Vous avez décidé de remettre leur préavis à une quarantaine d’agents de prévention et de proximité dont la fonction s’inscrivait dans le cadre d’un subventionnement octroyé par la politique des grandes villes. Cette décision présuppose que le prochain gouvernement fédéral abandonnera cette politique. L’échéance des préavis est le 31 décembre. D’ici là, sous prétexte d’une gestion « en bon père de famille », un service au public (je reprends l’expression qui vous est chère), particulièrement utile pour lutter, notamment contre le sentiment d’insécurité dans certains quartiers, est mis à mal : incertitude pour l’avenir des agents concernés, démotivation, fracture totale entre la nécessité d’assurer un suivi, une permanence des actions de proximité de ces agents et l’hypothèque qui est mise à leurs actions,…

Permettez-moi de vous poser les questions suivantes :

  •  le service des APP et notamment les éducateurs de rue sont des atouts majeurs dans la politique de proximité et de prévention mise en place par la ville. Nous reconnaissons tous la qualité du travail accompli jusqu’ici et son rôle déterminant pour apaiser les tensions existant dans certains quartier. Comment la majorité envisage-t-elle de poursuivre cette politique à l’avenir ? Quels moyens financiers comptez-vous réserver pour financer cette politique ? 

  • les subventions octroyées par la politique des grandes villes l’ont été sur base de contrats par objectifs. Cela implique une évaluation par les agents concernés au terme du contrat s’étalant sur trois ans. Comment envisagez-vous de faire cette évaluation si les travailleurs sont partis ? 

  • la politique des grandes villes a encouragé la réalisation d’un certain nombre de projets : des maisons de quartier, la maison des associations,… Contractuellement, la ville est tenue de garantir la destination des investissements pendant 10 ans. Ces projets –au risque de devenir des coquilles vides-  n’ont de sens que s’ils sont animés par du personnel. Quelle pérennité comptez-vous donner à ces projets ? Par quel financement ? 

  •  l’un des principaux investissements consentis est l’aménagement de la maison des associations. Quel avenir réservez-vous à ce projet ? Puis-je attirer au passage votre attention sur le fait que le comité de gestion ne s’est plus réuni depuis de nombreux mois ?

  •  la maison de quartier de Trivières a connu après son aménagement certains avatars. Quel avenir pour ce projet ?

  • une action solidaire des municipalités concernées par la politique des grandes villes est-elle envisageable ? Envisagée ? Quel rôle compte y jouer La Louvière ?

    Jean-Pierre Michiels
    Conseiller communal

17:08 Écrit par Communiste, c'est mon parti ! dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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