29/08/2006

COMMUNIQUE DE PRESSE "DECROCHER LA LUNE".

Du pain (un peu) et des jeux (beaucoup) !

2000. « Tagada boum boum tsouin tsouin... », écrivions-nous ironiquement, il y a six ans, à l’occasion du premier barnum socialouviéro-dragonesque « offert ? » à la population louviéroise à la veille des précédentes élections communales.

2006. Re-tagada ! « Décrochez la lune – le retour », sous-titré « Sauver Willy ! ». A moins d’un mois des communales, on se paie un nouveau spectacle pétaradant à l’occasion des Fêtes de Wallonie.

Que l’on nous comprenne bien ! Tout comme en 2000, c’est bien moins le spectacle conçu par Dragone que la récupération politicienne qui en est faite par la majorité socialiste, que nous reprochons. Et ce reproche s’adresse à plus d’un titre.

  • le spectacle n’est pas offert mais coûte à la population. Les frais directs pour honorer la commande s’élèveraient à quelque 300.000 € (soit plus de 12 millions d’anciens FB). Quant aux frais « indirects » relevant de la mobilisation du personnel et du matériel communal, rendu quasi indisponible pour toute autre initiative émanant d’associations locales, il est très difficile de les évaluer et ils restent dans les mystères de cette éphémère féerie.
  • un spectacle « à l’américaine », s’indique-t-il pour des Fêtes de Wallonie ? Il n’y a pas si longtemps, Lès Scriveûs du Cente, éminente association de défense et de promotion de la langue wallonne et du folklore régional, avait fait des propositions pour redonner vigueur aux Fêtes de Wallonie à La Louvière, en y intégrant davantage les associations locales. Peine perdue, leur démarche n’a même pas obtenu un accusé de réception... Nous pensons, nous aussi, que ces fêtes pourraient être une formidable occasion pour provoquer l’échange entre les différentes cultures qui se côtoient dans notre ville sans jamais vraiment se rencontrer.
  • notre ami Sancho va escalader une nouvelle fois l’église Saint Joseph pour y décrocher la lune. N’oublions pas que cette même église est occupée depuis des mois pas des demandeurs d’asile qui ne demandent pas la lune mais simplement des papiers pour séjourner dignement dans notre pays. Ce petit bonheur, le gouvernement à participation socialiste le leur refuse obstinément.
  • l’industrie du spectacle a le droit de cité chez nous comme n’importe quelle autre industrie susceptible de contribuer au développement économique et social de la région par la création d’emplois et son rayonnement. Comme n’importe quelle industrie, elle se doit cependant de respecter les statuts et conditions de travail et salariales des travailleurs. D’après les nombreux témoignages après les deux premières éditions, nous ne sommes pas sûrs que ces conditions élémentaires sont respectées...
  • la dépense consentie pour ce spectacle éphémère nous paraît inopportune dans la mesure où les institutions culturelles régionales qui réalisent un travail de fond permanent et luttent au quotidien « contre la fatalité » se voient contraintes à des restrictions budgétaires. Ainsi, tous les secteurs du Centre Culturel de la Région du Centre sont astreints à revoir leurs dépenses de fonctionnement au rabais. Cela a des incidences négatives pour les missions du CCRC et évidemment pour les usagers. D’autre part, l’équipe d’Antenne Centre qui s’est considérablement étoffée avec le développement de la télévision régionale est contrainte de travailler dans des installations inadaptées. Les engagements pris par l’Echevin de tutelle en début de mandature sont restés lettre morte.

    Une fois de plus, la majorité socialiste privilégie l’image, le semblant, le paraître. Le travail de fond reste à faire. A ce travail, les communistes de La Louvière veulent contribuer avec d’autres en s’engageant sur la liste Ecolo pour les élections d’octobre 2006.

    La section louviéroise du Parti Communiste

    La Louvière, le 23 août 2006

11:28 Écrit par Communiste, c'est mon parti ! dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

JEAN - PIERRE DALOZE ...

Humeur et coup de cœur…
Il existe encore de braves gens, même dans le milieu politique. Dans ce dernier toutefois, ils se raréfient dangereusement car ils ne sont pas, ou plus, toujours électoralement comestibles. Alors, on les jette, comme un enfant capricieux casse son jouet quand il ne le fait plus rire. Je connais un dinosaure qui appartient à cette race, menacée de disparition, de « braves gens » de la politique : il s’appelle Jean-Pierre Daloze. Il vient d’être jeté précisément et c’est pourquoi je me fais cette réflexion banale, chemin faisant, dans le brouillard de l’indifférence. Il n’a sans doute pas lu Jaurès ni Vandervelde. A quoi bon ? Son humanisme, il l’a puisé à Baume, au Mitant-des-Camps, à Longtain… peu importe, au contact des ourviers, des démunis, des gens simples qui ont appris la vie en luttant contre le vent de bise et non dans les livres. Il a toujours écouté battre le cœur des damnés de la terre, non par vanité ni pour son profit mais pour aider son prochain du mieux qu’il le pouvait en laissant son propre ego au vestiaire. Il vient d’être « remercié » comme on dit par euphémisme. Pourtant, aujourd’hui, ce sont ceux qui continuent à l’apprécier à l’aune de ses valeurs humaines qui lui disent, non pas « merci » car ces deux syllabes ressemblent à un point final mais : « On t’aime bien camarade !... Le combat continue… » CQ

11:24 Écrit par Communiste, c'est mon parti ! dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |