14/09/2004

LA MUSIQUE et L'HUMANITE

La Fête a été plus que jamais celle de dizaines de milliers de jeunes et participant(e)s autour de valeurs " non cotées en Bourse ".
L’orage d’une surprenante violence qui s’est abattu le samedi après-midi sur Le Bourget a creusé de véritables baignoires du côté de la grande scène, et des jeunes filles s’y sont immergées jusqu’au cou en riant . Les allées bondées se sont vidées en un instant . Dans les stands coulent de véritables fontaines depuis les bâches qui les couvrent . L’orage à peine passé, les allées se remplissent de nouveau en un clin d’oeil et la foule se remet en mouvement comme soudée par l’épisode . La pluie menacera encore quelque temps avant que ne se dessinent dans un ciel encore lourd et sombre où s’envolent des ballons blancs qui font penser à des colombes, les deux demi-cercles parfaits de deux arcs-en-ciel .
La musique ? Terrible ! Plusieurs scènes . Vite fait : Dub Incorporation, plein de fougue et de talent, un ragga sautillant, militant, positif et intelligent. Le mélange épicé dub-reggae-ragga du Dub Incorporation a lancé l’après-midi sur des bases très élevées, devant un public déjà chauffé à blanc ! Tout le monde danse, saute, lève les genoux, face à l’énergie militante, revendicative et contagieuse des Stéphanois . Chansons dédiées " à toutes les victimes des USA ", " à la Palestine ", Dub Incorporation a fait bouger toute la Fête.
Énorme ! The Rasmus : " Merci d’avoir attendu ", tels furent les premiers mots du groupe de métal norvégien . Le public s’est pressé malgré le retard pour profiter du rock puissant et énervé des Rasmus . Rien de mieux que le gros son pour oublier la pluie ! Dans la fosse, on se marre : bagarre de boue, glissoire, pogo, ... des copines s'en souviennent ...
Sanseverino. Le soleil est revenu sur Sanseverino pour une heure de répertoire manouche . En adorateur de Django, le chanteur s’est amusé à faire swinguer sa guitare au long d’un voyage en Tziganie mêlé de valses musette façon Ménilmontant . Un tour de chant jubilant, entre bastringue et Balkans, signé du plus sympathique des gadjos.
Le Peuple de l’herbe. Place à l’electro hip-hop du Peuple de l’herbe ! Un concert de folie doublé d’un grand moment artistique . Et du rappel d'un AUTRE 11 septembre . Nos Camarades chiliennes ont apprécié! Que demande le Peuple ?
En quelques phrases, en quelques notes, en quelques vers, Magyd Cherfi (Zebda) , qui opérait en solo, a amené vers lui des spectateurs de toutes générations. Il a gratifié ses spectateurs de chansons inédites (l’Utile et agréable) . Il a terminé son concert par deux reprises endiablées de Georges Brassens .
Dimanche onze heures . Un jeune homme quitte la fête, pieds nus. Il a perdu ses chaussures la veille et va en acheter d’autres . " La fête ? Génial ! " .
Moi, j'suis en train de partager le ricard avec mon pote Stéphane et Jean - Claude, lorque je vois passer Jean Ferrat bien cool . C'est pas magique ça ?
Faut dire que juste avant , j'avais aperçu le socialo Dhollande ( vite à boire!) et la Camarade Marie-George Buffet (respect !) .
La scène hip-hop ambiance de feu ( Dgiz, La Caution).
 
Dimanche, il est 17 h 30 quand Alain Bashung fait son entrée sur la grande scène . Manteau de cuir, lunettes noires, il fait " monter l’arsenic ", héros solitaire de sa nuit rock , entre désir d’imprudence et tourments intérieurs . Sublime .
Et plein de trucs que j'ai raté ... Plus d'infos : http://www.humanite.presse.fr/

 

12:33 Écrit par Communiste, c'est mon parti ! | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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